Comment Macron a fâché les chrétiens


Il est 23h45 ce mardi 24 novembre, lorsque Emmanuel Macron appelle le président de la Conférence des Evêques de France sur son portable. Il y a urgence. Dans un tweet, monseigneur de Moulins-Beaufort vient d’exprimer sa déception après avoir suivi l’intervention télévisée du chef de l’Etat sur l’assouplissement du confinement. « Les catholiques n’ont pas été entendus », dit-il, en demandant la « révision » de la « jauge » dans les lieux de culte que le président de la République a maintenu à 30 personnes, au lieu des 30 % espérés.

Par courtoisie, avant de tweeter son communiqué, l’archevêque de Reims avait prévenu l’Elysée par texto : un sms signé en commun avec le pasteur Clavairoly, président de la Fédération des Protestants de France, et Mgr Emmanuel, chef de l’Eglise orthodoxe, et envoyé à Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président.

Au téléphone, Macron explique qu’il tombe des nues. « Je ne comprends pas, je croyais que vous vous étiez mis d’accord », plaide-t-il en substance, en invoquant les innombrables réunions de concertation interministérielles des semaines précédentes. « Je m’en occupe », conclut le président qui promet une révision de la jauge, mais… se heurte alors à l’inflexibilité de son Premier ministre.

« Un grand n’importe quoi »

Deux jours plus tard, en effet, Jean Castex confirme dans la matinée la mesure annoncée par le président. Ri

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nouvelobs

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