De Macron à Pierre de Villiers, la présidentielle se jouera-t-elle sur l’autorité ?


La prochaine présidentielle pourrait-elle voir s’affronter le président de la République et son ancien chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers ? Cette hypothèse, qui reste encore de la politique fiction mais n’est pas totalement à exclure, signe un air du temps : il y a dans la France d’aujourd’hui une forte demande d’autorité et une attente d’incarnation, au moins dans l’électorat de droite. C’est ce qu’analyse une note de la Fondation Jean-Jaurès, intitulée « Sécurité et demande d’ordre : un programme pour 2022 ».

Son auteur, Antoine Bristielle, chercheur en sciences politiques, souligne d’abord que cette aspiration est à un niveau élevé dans le pays, citant l’enquête « Fractures françaises » de septembre [PDF] : 82 % des Français estiment que l’« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre », 88 % que l’« autorité est une valeur trop souvent critiquée aujourd’hui » et 55 % qu’« il faudrait rétablir la peine de mort », soit une augmentation de 11 points depuis l’année dernière sur cet item.

Pour l’expert de la Fondation Jean-Jaurès, cette demande accrue de l’opinion s’explique en grande partie par le choix politique de mettre ce thème à l’agenda, comme l’a notamment fait le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin depuis l’été avec le terme d’« ensauvagement ». Et comme le fait aussi Emmanuel Macron avec la proposition de loi « sécurité globale » et le projet de loi contre les « séparatismes », qu’il avait annoncé avant même les derniers attentats.

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nouvelobs

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