Christophe Girard estime que l’affaire a été « instrumentalisée »


Depuis le début de l’affaire, il était resté plutôt discret. L’ex-adjoint à la mairie de Paris Christophe Girard, visé par une enquête pour « viol » classée sans suite du fait de la prescription, a estimé vendredi 11 décembre que l’affaire avait été « instrumentalisée » dans le but de lui nuire politiquement.

« Je saurai un jour qui a instrumentalisé cette affaire contre moi, pour me faire tomber mais je ne suis pas tombé, je suis vivant », a-t-il déclaré sur BFMTV.

Il a fustigé une « société de la dénonciation » et les « oukases et petits montages politiciens ».

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Dans un article publié le 16 août par le quotidien américain « New York Times », Aniss Hmaïd a témoigné de sa rencontre avec Christophe Girard en Tunisie à l’été 1989, quand il avait 15 ans, et d’avoir ensuite été entraîné dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé « des blessures psychologiques durables ».

« Un coup politique bien organisé »

Le parquet de Paris avait ouvert le 18 août une enquête pour « viol par personne ayant autorité », avant de classer sans suite la procédure « du fait de l’acquisition de la prescription de l’action publique ».

L’ex-adjoint avait dénoncé des allégations « graves » et « sans fondement », contestant tout rapport sexuel avec cet homme.

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« J’ai toujours condamné la pédophilie », a-t-il affirmé sur BFMTV.

Puissante figure de la politique culturelle de la ville de Paris, Christophe Girard avait déjà été poussé fin juillet à la démission de son poste de maire-adjoint en raison de ses liens avec l’écrivain accusé de pédophilie Gabriel Matzneff.

Selon lui, la campagne dont il a alors fait l’objet a relevé d’un « coup politique bien organisé ».





nouvelobs

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