des entreprises survivent artificiellement grâce aux aides de l’État


En périphérie d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), la discothèque de Christophe Joia, avec sa salle de 400 mètres carrés, prend lentement la poussière depuis neuf mois. « Depuis le 14 mars, c’est fini, on a accueilli personne, c’est un bateau fantôme« , déplore-t-il. Le directeur a bénéficié d’au moins 70 000 euros de dispositifs gouvernementaux, entre prêt garanti par l’État et fonds de solidarité, sans compter le chômage partiel pour 15 salariés. Mais ces aides ne couvrent pas tous les frais. « On est dans le coma. Est-ce qu’on va se réveiller un jour ? […] Si ça dure encore un mois ou deux, c’est la perte de ma société« , ajoute-t-il.

Comme cette discothèque, beaucoup d’entreprises survivent artificiellement grâce aux aides de l’État. Alors paradoxalement, en pleine crise, le nombre de défaillances est en fort recul. Entre septembre et novembre, le nombre d’entreprises en difficulté placées en redressement judiciaire a chuté de 47 % par rapport à l’an dernier, et une baisse de 34 % d’entreprises en faillite a été constatée. Mais beaucoup redoutent une explosion des dépôts de bilan avec la fin des aides gouvernementales et le remboursement des prêts.

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