« Comment j’ai réalisé un film sur la campagne de Giscard », par Raymond Depardon


« Ma relation avec Valéry Giscard d’Estaing passe par “1974, une partie de campagne”, le film que j’ai réalisé sur sa campagne à la présidentielle, un moment unique de l’Histoire de France… Giscard a improvisé très vite sa candidature. Il prétendait avoir bien vu que Pompidou était malade. Peut-être qu’il a moins perdu de temps que les gaullistes, qui se sont tiraillés un peu, qui ont cherché un leader et qui ont eu du mal à se départager. Lui avait créé son petit parti avec une équipe très réduite. Comme si c’était un journal, comme si c’était une agence de pub.

Missionné par “l’Express”, je me suis retrouvé dans un avion avec lui. C’était en avril, juste après l’annonce de sa candidature. A l’aller, il était très concentré. Au retour, l’hôtesse de l’air nous a offert du champagne. Comme il savait que je n’écrivais pas et me contentais de prendre des photos, il a commencé à me parler. Il racontait des choses complètement incroyables. Je me disais : toute la France vient d’entendre sa candidature et moi j’entends quelqu’un qui explique que s’il n’est pas élu, il continuera à faire des chasses parce que c’est sa vie et qu’il aime bien l’Afrique.

Mes années Giscard, par Hervé Le Tellier

« Giscard s’imaginait

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