Castex confirme l’assouplissement de l’interdiction de l’école à la maison


C’est désormais confirmé. La disposition − issue du projet de loi « contre les séparatismes » − visant à mettre fin à la scolarisation à domicile pour tous les enfants dès 3 ans, devrait être bien moins stricte qu’annoncée dans un premier temps, a détaillé le Premier ministre, Jean Castex, auprès du « Monde ».

L’école à la maison fait de la résistance : « C’est quoi cette embrouille ? »

Exit « l’instruction à domicile [qui] sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé » comme l’avait annoncé Emmanuel Macron, début octobre. Le locataire de Matignon évoque désormais un « régime d’autorisation » et de nombreuses exceptions à l’interdiction.

Une annonce qui fait suite à la levée de boucliers d’une partie des parents d’élèves, alors que plus de 60 000 enfants en France seraient concernés par l’instruction à domicile.

L’état de santé, la pratique sportive… et un « motif balai »

« Nous allons donc passer dans un régime d’autorisation. Autrement dit, si vous voulez vous soustraire au principe de la scolarisation, vous devrez obtenir l’autorisation des autorités académiques, dans le cadre de critères définis pour cela : l’état de santé ou le handicap de l’enfant, la pratique sportive ou artistique intensive, l’itinérance ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire, et il y aura enfin ce qu’on appelle un motif balai, à savoir l’existence d’une situation particulière propre à l’enfant, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille et le fassent dans l’intérêt supérieur de l’enfant », a détaillé Jean Castex.

Ce que contient le projet de loi « confortant les principes républicains »

Interrogé par nos confrères, sur l’écart très important entre le nombre total d’enfants concernés par l’éducation à domicile − 62 000, selon « Le Monde » − et celui des mineurs accueillis dans des structures religieuses potentiellement en contradiction avec les valeurs républicaines − environ 5 000 −, le Premier ministre juge qu’il s’agit de « 5 000 de trop ». « Les exceptions demeurent : nous n’allons pas pénaliser ceux qui utilisent ce droit dans le respect des intérêts de leurs enfants », a assuré le Premier ministre.





nouvelobs

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