les mots de Macron qui font hurler la droite


La droite ne décolère pas, après les propos d’Emmanuel Macron à Brut, vendredi 4 décembre. Eric Ciotti, le député LR des Alpes-maritimes, a réclamé ce lundi 7 décembre des « excuses » de la part du président de la République pour avoir parlé de « violences policières », un choix condamné à droite comme une « faute » ou un « affront ».

« J’ai été très choqué par ces déclarations, je crois que c’est une faute […] à l’égard des policiers qu’il a blessés » mais « c’est une faute aussi à l’égard du pays, », a déploré sur France 2 le député LR. « Je demande solennellement au président de la République, parce qu’il a commis cette faute, de retirer ses propos, de s’excuser vis-à-vis des policiers », a-t-il ajouté.Manifestation à Paris : l’histoire derrière l’image du « policier en feu »

Eric Ciotti a par ailleurs nié l’existence de contrôles au faciès de la part des policiers, affirmant que « ce ne sont pas eux qui ont favorisé aujourd’hui une immigration qui est souvent source de délinquance, de communautarisme ou de terrorisme ».

« En même temps » et « échec »

Le président des Républicains, Christian Jacob, a de son côté estimé que « les déclarations d’Emmanuel Macron, puis son silence après les événements de ce week-end [les affrontements violents du samedi 5 décembre à Paris, NDLR], sont un affront à nos policiers ». « Elles fragilisent la République », a ajouté sur Twitter le président de LR, pour qui « le “en même temps”, c’est l’échec de la politique macronienne ».

Xavier Bertrand, le président ex-LR de la région Hauts-de-France et possible candidat de la droite en 2022, avait lui aussi dénoncé dimanche 6 décembre une « faute » qui « n’est pas pardonnable » de la part d’Emmanuel Macron qui a, selon lui, « lâché les forces de l’ordre » en acceptant de parler de « violences policières ».

Le chef de l’Etat a reconnu vendredi 4 décembre qu’il existait « des violences par des policiers », expression qu’il a dit préférer à celle de « violences policières », déplorant que la deuxième soit devenue selon lui, « un slogan ».

« Discorde et désordre »

Sur le sujet des contrôles au faciès, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (ex-LR), a estimé qu’« il y a un ressenti qui existe ». Mais « ça ne peut pas être le mode de fonctionnement de la police ». « Il faut qu’on ait des garanties là-dessus » notamment grâce aux caméras-piétons, a ajouté Valérie Pécresse, elle aussi possible candidate de la droite pour 2022.

Le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, qui pose également des jalons pour la présidentielle, avait affirmé dimanche 6 décembre que « ce qui restera du bilan d’Emmanuel Macron, c’est la discorde et le désordre ».

Les deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Alliance et Unité SGP, ont appelé samedi 5 décembre à cesser les contrôles d’identité après les propos d’Emmanuel Macron, toujours sur Brut, dénonçant des contrôles au faciès et les discriminations.





nouvelobs

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