Le successeur du porte-avions « Charles-de-Gaulle » sera lui aussi à propulsion nucléaire


Le futur porte-avions français, qui remplacera le « Charles-de-Gaulle », sera lui aussi doté d’une « propulsion nucléaire », a annoncé ce mardi 8 décembre le président Emmanuel Macron, en visite sur le site du groupe Framatone du Creusot.

Ce nouveau bâtiment doit être mis en service en 2038. Il devrait coûter sept milliards d’euros.

Le futur porte-avions sera beaucoup plus massif que l’actuel. Il fera 75 000 tonnes pour environ 300 mètres de long, contre 42 000 tonnes pour 261 mètres pour le « Charles-de-Gaulle », soit davantage que les deux porte-aéronefs britanniques, moins que les onze porte-avions américains.La fusion nucléaire peut-elle arriver à temps pour sauver le climat ?

Il sera en effet amené à embarquer 30 futurs avions de combat Scaf, plus gros et plus lourds que les Rafale auxquels ils succéderont. Son équipage sera composé de 2 000 marins.

Il sera construit par Naval Group aux Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire, seul chantier en France capable de construire un navire de cette taille. Selon le quotidien « le Monde », « la marine souhaite procéder aux premiers essais en mer en 2036. Un contrat est donc attendu par les industriels début 2021, au plus tard, pour tenir cet objectif militaire ».

Un « secteur de perspectives »

Emmanuel Macron visitait ce mardi le site du fabricant de réacteurs nucléaires Framatome au Creusot, en Saône-et-Loire, pour soutenir la filière nucléaire civile et militaire.

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Il y a évoqué le futur porte-avions qui succédera au « Charles-de-Gaulle », dont le choix du mode de propulsion était très attendu. La propulsion est plus coûteuse à construire que le diesel mais permet davantage d’autonomie et surtout de maintenir des compétences dans les réacteurs embarqués, essentiels à la dissuasion.

Il a abordé la réforme et les investissements nécessaires dans la filière nucléaire. « Rares sont les secteurs qui offrent autant de perspectives, en particulier à notre jeunesse », a affirmé Emmanuel Macron. Il a déclaré :

« Le nucléaire restera la pierre angulaire de notre autonomie stratégique. »Faut-il européaniser la dissuasion nucléaire ?

Une « énergie sûre »

« Pourvu qu’on progresse sur les déchets et la sûreté, le nucléaire est une énergie décarbonée, une énergie sûre » qui doit rester « un pilier de notre mix énergétique », a estimé le président de la République, tout en demandant également « un très haut niveau d’énergies renouvelables ».

Le site du Creusot a été choisi car Framatome y fabrique des cuves à la fois pour des réacteurs civils et pour des réacteurs utilisés dans la propulsion navale militaire, comme celle du « Charles-de-Gaulle » et des sous-marins.

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Sa visite mardi a été précédée dans la matinée d’un conseil de défense écologique, le septième depuis le début du quinquennat, consacré en particulier à l’éolien terrestre, notamment sur « une répartition harmonieuse sur le territoire » pour éviter « des concentrations qui créent des tensions ».





nouvelobs

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