Au procès Bismuth, Nicolas Sarkozy assure n’avoir « jamais commis le moindre acte de corruption »


Nicolas Sarkozy a nié ce lundi à la barre du tribunal correctionnel de Paris avoir « jamais commis le moindre acte de corruption », au tout début de son interrogatoire. L’ancien président est entendu ce lundi 7 décembre dans l’affaire dite des « écoutes ».

Procès Bismuth : Sarkozy à la barre ce lundi après-midi« Je n’ai jamais, jamais, vingt ans député, vingt ans maire, sept ans ministre, cinq ans président, pratiqué d’influence », a martelé, à la barre, l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy.

L’ex-chef de l’Etat, 65 ans, a fait part de sa « colère » et de son « indignation », ajoutant qu’il espérait « être lavé de cette infamie ». « C’est la première fois que j’ai l’impression que je vais pouvoir m’expliquer devant une justice impartiale », a ajouté Nicolas Sarkozy, lors d’un long propos liminaire.

« Je ne suis pas une victime, mais permettez-moi de dire au tribunal, ce que j’ai vécu pendant six années », a-t-il poursuivi.

Corruption et trafic d’influence

L’ancien président de la République est soupçonné d’avoir, avec Maître Herzog, tenté de corrompre Gilbert Azibert, alors en poste à la Cour de Cassation.

Selon l’accusation, l’ex-président cherchait à obtenir des informations couvertes par le secret, voire à peser sur une procédure engagée devant la haute juridiction liée à l’affaire Bettencourt, dans laquelle il avait obtenu un non-lieu fin 2013.

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En contrepartie, il aurait donné un « coup de pouce » à Gilbert Azibert pour un poste de prestige convoité par ce dernier à Monaco, mais qu’il n’a jamais obtenu.

Nicolas Sarkozy encourt dix ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende pour corruption et trafic d’influence, comme ses coprévenus jugés en sus pour violation du secret professionnel.





nouvelobs

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