Macron remercie Sissi de son soutien après la « campagne de haine » anti-française


Le président français, qui recevait ce lundi 7 décembre à Paris son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, s’est affirmé « l’avocat constant d’une ouverture démocratique » et d’« une société civile active » et a assuré avoir évoqué le sort de plusieurs militants des droits de l’Homme emprisonnés.

Emmanuel Macron a remercié le président égyptien, « président d’un très grand pays arabe et musulman », après une « campagne de haine » anti-française dans le monde musulman.

Deux nations « Unies »

La France a récemment fait l’objet d’appels au boycott et de manifestations dans le monde musulman après qu’Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer suite à l’assassinat en octobre d’un enseignant français pour avoir montré des caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression.Retour au réel : c’est l’islamisme qui a conduit à l’assassinat de Samuel Paty

France et Egypte sont « unies » pour construire un « espace de civilisation » dans lequel « il n’y a pas de place pour les condamnations à mort et les discours de haine quand s’expriment simplement les libertés », a affirmé Emmanuel Macron.

« Entre amis en confiance »

« J’ai eu l’occasion d’évoquer, comme on le fait entre amis en confiance et toute franchise, la question des droits de l’Homme », a souligné le président français au cours de cette conférence de presse conjointe avec le président dénoncé par les ONG pour des atteintes aux droits humains.

Sur ce point, « je salue la libération annoncée jeudi de trois membres d’ONG » détenus par Le Caire, a-t-il ajouté, en indiquant avoir aussi évoqué « plusieurs autres cas individuels », dont celui de Ramy Shaath, défenseur des droits égypto-palestinien, marié à une Française et dont plusieurs ONG dénoncent la détention arbitraire depuis plus d’un an.

« Le choc colonial a été si brutal qu’il a interdit tout débat sur la laïcité dans le monde musulman »

Toutefois, « je ne conditionnerais pas notre coopération en matière de défense, comme en matière économique, à ces désaccords », a précisé le chef de l’Etat français, en faisant valoir « la souveraineté des peuples » et en estimant « plus efficace d’avoir une politique de dialogue exigeant plutôt qu’une politique de boycott qui viendrait réduire l’efficacité d’un de nos partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale ».





nouvelobs

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