L’école obligatoire dès trois ans devrait être moins stricte qu’annoncée par Macron


Elargir les mesures d’exception pour éviter la fondre ? Selon « Le Parisien », la mesure visant à rendre l’école obligatoire dès l’âge de 3 ans pourrait être assouplie. Cette disposition, qui devrait être présentée mercredi 9 décembre en conseil des ministres dans le cadre du projet de loi contre les séparatismes – renommé projet de loi « confortant les principes républicains » – devrait être remaniée afin d’élargir les exceptions au-delà du simple cas des enfants malades.

Au sein de la majorité, une guerre annoncée sur l’instruction à domicile

Cette disposition vise notamment à éviter que des enfants se retrouvent dès leur plus jeune âge hors du système scolaire classique parfois dans des structures contrevenant aux lois de la République.

Lever la « contrainte »

Lors d’un discours aux Mureaux, dans les Yvelines le 2 octobre, Emmanuel Macron avait ainsi assuré vouloir lutter contre le « séparatisme islamiste ». « Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire » à partir de 3 ans et « l’instruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé », avait-il insisté, au risque de braquer certains parents d’élèves et de déchirer sa majorité, déjà divisée sur le sujet, alors qu’environ 50 000 enfants seraient concernés par l’éducation à domicile ; un chiffre en constante augmentation ces dernières années.

Mais la donne semble avoir changé, assure un conseiller ministériel à nos confrères :

« Pour les familles qui offrent la garantie d’un enseignement à domicile, et qui ne présentent pas de risque de radicalisation, la contrainte devrait être levée. »

Vendredi, lors de son interview à Brut, le chef de l’Etat avait déjà laissé entrevoir un possible assouplissement de la mesure : « Il faut que les bonnes exceptions qui correspondent aux situations que les gens vivent et qui correspondent à une liberté légitime, conforme aux valeurs de la République, puissent continuer à se faire », expliquait-il.

D’autant que la mesure, dans sa première version, pourrait être considérée comme inconstitutionnelle, a déjà prévenu le Conseil d’Etat. « Il n’est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d’un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d’interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné », précisent les Sages dans un projet d’avis sur la mesure.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire