Hidalgo – Macron : les meilleurs ennemis



La première semaine du premier confinement touche à sa fin. En ce mitan d’un mois de mars sidérant, Julien Denormandie, alors ministre de la Ville et du Logement, appelle Anne Hidalgo. Le ton monte vite. « Ce n’est pas républicain de distribuer des masques aux agents de la mairie alors que les soignants en manquent », reproche-t-il à la maire de Paris. Laquelle fait valoir son « obligation d’employeur de protéger [s]es salariés ».

Ce n’est pas à elle de gérer la pénurie de l’Etat. Le fidèle du président enchaîne : « Je suis fils de médecin et… » Elle ne lui laisse pas le soin de finir sa phrase : « Je suis fille d’électricien et mon avis compte autant que le tien ! » Toute l’animosité entre l’édile socialiste et la macronie transpire dans cet échange.

« C’est presque un problème de classe »

Anne Hidalgo et Emmanuel Macron ? C’est simple, ils se détestent. Pierre Person, député LREM de Paris, observe :

« Ils ont un problème personnel qui dépasse le cadre de la politique Elle le juge trop proche des milieux d’affaires ; il trouve que c’est une emmerdeuse. Il y a un truc irrationnel entre eux. »

Entre la fille d’ouvriers émigrés d’Espagne et l’ancien banquier de Rothschild, le courant n’est jamais passé. « C’est presque un problème de classe », assure Gaspard Gantzer, qui a travaillé avec la première à l’Hôtel de Ville et fréquente le second depuis les bancs de l’ENA. Il ajoute :

« Macron incarne tout ce qu’Hidalgo ne peut pas supporter. La réussite expresse de cet énarque, qui rempor

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nouvelobs

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