les syndicats policiers en colère



Lors d’un entretien accordé à Brut vendredi 4 décembre, Emmanuel Macron est longuement revenu sur les violences policières et les accusations de racisme dans la police. Il a d’abord soutenu les policiers. « On veut installer l’idée qu’il y a une violence consubstantielle à la police […] ; ça, c’est non », a-t-il déclaré. Il a toutefois reconnu l’existence des contrôles au faciès. « Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé », a assuré le chef d’État. Il a également annoncé la création d’une « plateforme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple, unique et nationale ».

Chez plusieurs syndicats policiers, la mesure ne passe pas, d’autant plus que les signalements sont déjà possibles sur le site de l’IGPN, la police des polices. « Si c’est pour jeter en pâture une nouvelle fois la police par la création d’une plateforme qui existe déjà […], c’est tout bonnement inacceptable », estime Davido Reverdy, secrétaire national adjoint du syndicat Alliance Police Nationale. Les statistiques ethniques sont interdites en France ; il existe donc peu de chiffres sur le phénomène. En 2017, le Défenseur des droits a mené une étude qui quantifie les contrôles au faciès, pour laquelle 5 000 personnes ont été interrogées. Conclusion : « 80% des personnes correspondant au profil ‘jeune homme perçu comme noir ou arabe’ déclarent avoir été contrôlées dans les cinq dernières années (contre 16% pour le reste des enquêtés) », rapporte l’étude. 

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