Quand VGE et Jacques Delors devisaient sur notre devise dans « l’Obs »


A la veille de connaître la parité des monnaies européennes avec l’euro, « l’Obs » avait fait dialoguer deux immenses Européens convaincus : Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Delors. A l’occasion du décès de l’ancien président de la République, nous republions cet échange historique.

L’un à la Commission de Bruxelles, l’autre comme président de la République, ils ont tous deux combattu pour l’avènement de la monnaie unique. Ce 1er janvier 1999 est pour eux jour de gloire. Mais il est aussi jour de doute. Ces deux économistes de bords différents ont en commun une conviction : l’économie ne suffira pas pour que l’Europe devienne forte. Cependant, sur les moyens de redonner à la Communauté le projet politique qu’elle a perdu, leurs analyses sont loin d’être accordées.

Le Nouvel Observateur. Dans quelques heures, on connaîtra la parité des monnaies européennes avec l’euro. La monnaie unique sera née. Comment saluez-vous l’événement ?

Valéry Giscard d’Estaing. Pour moi, c’est d’abord un moment émotionnel fort. Comme la naissance d’un enfant ou d’un petit-enfant. Voilà pourquoi je regrette profondément que l’on gâche ce moment en compliquant inutilement l’utilisation de cette nouvelle monnaie. Comment voulez-vous que les gens soient séduits par un euro avec cinq chiffres après la virgule ? C’est une stupidité psychologique et technique. On m’explique qu’il faut éviter toute contestation de la nouvelle parité devant les tribunaux. Mais quels sont les contrats qui sont libellés dans

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