le ballon pour la com, le fusil pour le plaisir


La photo a été prise dans un club de tennis huppé de la « périphérie parisienne ». L’homme au crâne dégarni qui figure sur le cliché est en pleine action. Raquette à la main, il s’apprête à frapper un coup droit. Il porte un pull beige, siglé Lacoste, un mini-short entièrement blanc typique des vêtements de sport des années 1970, des baskets et des chaussettes blanches avec liseré bleu et rouge. Le cliché, paru en août 1978 à la une de « Tennis Magazine », est accompagné d’un titre : « La Leçon de tennis de Giscard ». Et dans les pages intérieures, d’une légende :

« Comme un nombre croissant de Français, le président Valéry Giscard d’Estaing s’intéresse au tennis. Pour perfectionner son style, il prend régulièrement très tôt le matin des leçons dans un club où notre photographe l’a surpris. »

Valéry Giscard d’Estaing à la une de « Tennis Magazine » en août 1978.

Après les années de Gaulle et Pompidou, l’arrivée à l’Elysée en 1974 d’un président plus  jeune que ses prédécesseurs – 48 ans, contre 68 et 58 ans – produit plusieurs ruptures, en particulier sur le plan de la communication présidentielle. Bien plus sportif que les deux chefs d’Etat qui l’ont précédé, Valéry Giscard d’Estaing tient aussi et surtout à ce que les Français le sachent et le voient, afin d’entretenir son image d’homme moderne et pressé, et de mettre en scène une certaine proximité avec la population.

« Valéry Giscard d’Estaing était davantage un homme d’Etat qu’un homme politique »

60 journalistes à Courchevel

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nouvelobs

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