Darmanin dénonce « la dignité sélective » des footballeurs français après leurs tweets sur Michel Zecler


Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’en est pris ce jeudi 3 décembre à la « dignité sélective » des sportifs qui ont dénoncé l’agression par des policiers du producteur noir Michel Zecler.

« Oui, je trouve que certains ont la dignité sélective », a rétorqué sur RTL le ministre, interrogé sur les prises de position de sportifs de premier plan, dont Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.

Les footballeurs français sortent de leur silence et dénoncent les violences policières

« On peut aussi être particulièrement blessé à ce que représente notre pays, le drapeau français, la France de manière générale, lorsqu’on voit qu’une commissaire de police, désormais, doit avoir une attelle en fer à la place de son bras parce qu’elle prend un pavé », a répondu Gérald Darmanin, en référence à des agents blessés lors d’affrontements en marge d’une manifestation à Paris le 28 novembre.

« J’ai mal à ma France »

Le jeudi 26 novembre, des footballeurs français s’étaient publiquement insurgés, sur Twitter, contre les violences policières subies par Michel Zecler. Antoine Griezmann avait tweeté « J’ai mal à ma France », accompagné de la vidéo du média Loopsider montrant l’agression brutale du producteur de musique par des policiers dans un studio du 17e arrondissement de Paris.

Mbappé, pourtant moqué par le public pour son image lisse, avait lui dénoncé « une vidéo insoutenable » et « des violences inadmissibles », ajoutant « Stop au racisme », en pleine polémique sur la proposition de loi sur la « sécurité globale », cristallisée autour de son article 24 qui prévoit entre autres de pénaliser la diffusion malveillante d’images d’agents des forces de l’ordre.

Comment l’article 24 a provoqué une crise politique

D’autres footballeurs comme Samuel Umtiti, Benjamin Mendy ou Wendie Renard s’en étaient également indignés, ainsi que les basketteurs Rudy Gobert et Evan Fournier.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté le 28 novembre contre la proposition de loi, amenant le gouvernement à promettre une réécriture du controversé article 24.





nouvelobs

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