Test DVD : Divorce Club


France : 2020
Titre original : –
Réalisation : Michaël Youn
Scénario : David Gilcreast, Michaël Youn
Acteurs : Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, …
Éditeur : M6 Vidéo
Durée : 1h44
Genre : Comédie
Date de sortie cinéma : 14 juillet 2020
Date de sortie DVD : 2 décembre 2020

Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée ! Abattu et lâché par ses proches, Ben peine à remonter la pente jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Patrick, un ancien ami lui aussi divorcé qui lui propose d’emménager chez lui. Patrick, au contraire de Ben, entend bien profiter de son célibat retrouvé et de tous les plaisirs auxquels il avait renoncé durant son mariage. Bientôt rejoints par d’autres divorcés, les fêtards quarantenaires ébauchent les premières règles du « Divorce Club »…

Le film

[3,5/5]

Capable du meilleur comme du pire dans le petit monde de la comédie française, Michaël Youn n’était pas repassé derrière la caméra depuis Vive la France, son deuxième film en tant que réalisateur, relecture peu inspirée de Borat. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son retour à la réalisation ne s’est pas fait dans les meilleures conditions que l’on puisse imaginer : Divorce Club est en effet sorti sur les écrans à l’été 2020, période profondément marquée par la crise sanitaire du Covid-19.

Dans ce contexte économique extrêmement tendu pour le cinéma français, on pourrait même avancer que les 623.000 entrées réalisées par Divorce Club en font un succès tout à fait honorable : il est en effet à ce jour le 11ème film français ayant fait le plus d’entrées au box-office en 2020, loin devant, par exemple, des films tels que Le lion, Papi-Sitter, Eté 85 ou Parents d’élèves. Ainsi, et même si le troisième long-métrage de Michaël Youn ne connaitra pas pour le moment les joies d’une exploitation vidéo en Haute-Définition, l’acteur / réalisateur n’a certainement pas à rougir de la performance de son petit dernier au box-office.

Divorce Club est donc ce qu’on pourra appeler une « comédie romantique 2.0 ». Né dans les années 90 aux Etats-Unis, ce sous-genre volontiers trash de la rom’com traditionnelle se veut d’apparence plus moderne, parce qu’on y exploite largement les nouveaux réseaux de communication et que l’on n’a plus peur d’aborder frontalement la question de la sexualité débridée comme véritable mode de vie. Pour autant, dans le cas de Divorce Club comme dans les autres, le genre conserve néanmoins un attachement particulier aux valeurs morales traditionnelles, dans le sens où malgré les digressions salaces de façade, on en revient toujours au final à la même équation selon laquelle 1 garçon + 1 fille = une seule possibilité, l’amour – le vrai – éclipsant finalement toutes les passades et autres coups d’un soir.

Si le schéma narratif de Divorce Club est connu et ne dérogera jamais réellement aux règles et autres passages obligés établis par le genre auquel il appartient, le troisième long-métrage de Michaël Youn n’en demeure pas moins une comédie enlevée, excellemment rythmée et mise en scène avec le plus grand soin. Qu’il s’agisse du scénario en lui-même ou de la réalisation à proprement parler, les idées sont en effet nombreuses et vraiment bien amenées, et la mise en forme de l’ensemble se démarque vraiment du tout-venant de la comédie française. Et surtout, le film s’avère souvent très drôle, et nous propose une montée crescendo vers une poignée de séquences – en particulier celle de l’anniversaire d’Arnaud Ducret – s’imposant comme quasi-immédiatement anthologiques.

Ainsi, si Michaël Youn avait déjà fait très fort en 2010 avec Fatal, son premier film, ce Divorce Club est peut-être ce que les critiques aiment à appeler le « film de la maturité », au cœur duquel il se place modestement en retrait pour laisser ses deux acteurs principaux Arnaud Ducret et François-Xavier Demaison faire le show. Et si bien sûr on garde toujours une tendresse particulière pour la fraîcheur irrésistible de Fatal, force est néanmoins de constater que Divorce Club s’avère sans aucun doute le film le plus hilarant et le plus abouti de son auteur. Une jolie réussite !

Le DVD

[4/5]

C’est donc à M6 Vidéo que l’on doit le plaisir de découvrir la dernière comédie de Michaël Youn Divorce Club sur support DVD – et uniquement sur support DVD, malgré le bon score réalisé par le film dans les salles obscures. Côté galette, l’éditeur nous offre un DVD de très haute volée : la jolie photo du film – signée Stéphane Le Parc – est magnifiée par un master sans faille, avec une définition et un piqué à toute épreuve, dans les limites d’un encodage en définition standard bien-sûr. Même les scènes nocturnes sont bien gérées, bref c’est un sans-faute côté image. Même constat d’excellence côté son d’ailleurs, puisque le mixage Dolby Digital 5.1 balance la purée avec puissance et dynamisme. La spatialisation a été bien travaillée, et si l’on n’est certes pas en présence du disque de démo pour épater la galerie, il propose tout de même une solide immersion au cœur du film. On notera également que M6 Vidéo n’oublie pas les cinéphiles qui visionnent leurs films à domicile sans utiliser de Home Cinema, puisque l’éditeur nous propose également un mixage Dolby Digital 2.0, sans doute plus cohérent si vous visionnez Divorce Club sur un « simple » téléviseur.

La section suppléments en revanche est réduite à sa plus simple expression : on n’y trouvera en effet que la bande-annonce du film.



Critique film

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