nouvel appel à une « Marche des libertés », samedi 5 novembre


Le collectif opposé à la proposition de loi « sécurité globale » appelle à une nouvelle manifestation samedi 5 décembre à Paris et en France afin d’obtenir le retrait de trois articles de loi et du schéma national du maintien de l’ordre jugés « liberticides ».

« Tant qu’il n’y aura pas retrait réel des articles 21, 22, 24 de la proposition de loi sécurité globale et du schéma national du maintien de l’ordre, les actions se multiplieront », promet le collectif dans un communiqué ce mercredi 2 décembre.

La « coordination #StopLoiSécuritéGlobale », nom de ce collectif, appelle à la mobilisation lors d’une « marche des libertés et des justices » de la Porte des Lilas à la place de la République, dans le nord-est de la capitale, ainsi que « partout ailleurs » sur le territoire.

Comment l’article 24 a provoqué une crise politique

« Des rassemblements ou manifestations sont déjà prévus dans de nombreuses villes cette semaine », souvent en lien avec « les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité », ajoutent les signataires.

L’article 24 bientôt « exfiltré »

L’article 24, objet de toutes les critiques et qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante d’images des forces de l’ordre, est pour l’heure neutralisé, la majorité ayant annoncé sa réécriture. Mais certains évoquent déjà sa possible intégration dans le projet de loi « contre les séparatismes », présenté le 9 décembre en conseil des ministres. Il pourrait ainsi fusionner avec l’article 25 qui créé un « délit de mise en danger de la vie d’autrui ».

Pour prouver que le gouvernement ne veut « pas attenter à la liberté de la presse », l’article sera « retiré de la loi de 1881 », a également garanti mardi 1er décembre la présidente de la commission des Lois de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet.

Loi « sécurité globale » : pourquoi la réécriture de l’article 24 s’annonce complexe

Le collectif – qui regroupe des syndicats, notamment de journalistes, diverses associations, ONG de défense des droits ou encore des « gilets jaunes » – dénonce pour sa part « la cacophonie la plus complète » tant au sein du gouvernement que du Parlement, après l’annonce lundi 30 novembre de la réécriture de l’article 24.

Il condamne la probable réapparition des dispositions de l’article 24 dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme, ainsi que les articles 21 et 22 « visant l’instauration d’outils de surveillance de masse ».

Les « marches des libertés » ont suscité une forte mobilisation samedi 28 novembre rassemblant en France 500 000 personnes selon les organisateurs, 133 000 selon le ministère de l’Intérieur. Ces rassemblements ont également été émaillés de violences entre policiers et manifestants se soldant par une soixantaine de policiers et gendarmes blessés et 81 personnes interpellées.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire