entre devoir et envie, Anne Hidalgo se confie sur la présidentielle



C’est une phrase qu’elle n’a jamais oubliée. D’un homme qui l’a inspirée. Un Espagnol comme elle. Un passionné d’éducation et de culture comme elle. Avant les municipales de 2014, Federico Mayor, qui fut longtemps directeur général de l’Unesco, avait glissé à Anne Hidalgo :

« Tu sais, tu seras peut-être maire de Paris. Il faut toujours penser en grand, jamais penser petit. »

Penser en grand, aujourd’hui, pour celle qui a été largement réélue en juin dernier, dans la Ve République finissante, c’est envisager de se présenter à la présidentielle de 2022. Envisager. Pas encore se préparer. On aurait envie d’écrire plutôt « envie-sager ». « La victoire, vous ne la rencontrerez que si vous la forcez. C’est une affaire de volonté, de continuité et de clarté d’esprit », disait François Mitterrand. Anne Hidalgo a voulu être maire de Paris. Elle y a cru, même quand personne n’y croyait. A-t-elle envie d’être candidate à l’élection présidentielle ? A-t-elle envie de forcer le sort, pour un jour peut-être forcer la victoire ?

Anne Hidalgo, prête pour 2022 ?

Pour comprendre qui elle est vraiment, il faut l’avoir observée pendant une séance photo. S’asseoir, sourire, regarder dans le vide, se lever, sourire, se tenir droite, faire semblant d’ouvrir une porte, sourire… et s’agacer gentiment : « C’est bientôt fini ? » « Miroir, ô mon miroir, dis-moi que je suis la plus belle », ce n’est pas elle. Les politiques s’aiment. Les politiques sont autocentrés. Anne Hidalgo est une femme politique. Mais

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nouvelobs

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