Le 42e Festival des 3 Continents de Nantes de chez soi


En raison de la crise sanitaire, la 42e édition du Festival des 3 Continents se déroule exceptionnellement – comme bien d’autres festivals en cette étrange année 2020 – à distance depuis ce vendredi 20, jusqu’au dimanche 29 novembre.

Les spectateurs seront invités à quelques séances en ligne gratuites, à travers une sélection d’oeuvres récentes présentés à Nantes ces dix dernières années. Deux des séances spéciales de la Sélection officielle 2020 sont également proposés le samedi 28 novembre :

Makongo suit deux pygmées du sud de la République centrafricaine qui sont parmi les rares de leur communauté à faire des études et rêvent d’inscrire les enfants des campements dans une vraie école. Pour financer leur entreprise, ils misent sur la prochaine récolte de makongo (chenilles). Dans Eyimofe, deux Nigérians sont en quête d’une vie meilleure pour leur famille mais leurs projets de voyage s’effondrent…

Un film différent sera proposé chaque soir de la semaine et deux les samedis et dimanches, visibles uniquement aux plages horaires indiquées, dans la limite des places disponibles. Ouverture des réservations 24 heures avant le début chaque séance. Attention à l’heure de lancement pour voir le film en entier. Par exemple, sur la plage de 20h à minuit, le visionnage d’un film d’une durée de deux heures doit commencer à 22h00 au plus tard. Pour les visionner, il suffit de s’inscrire sur le site www.festivalscope.com/page/festivals en rentrant son adresse mail.

La clôture des séances en ligne aura lieu le dimanche 29 avec la série destinée au petit écran Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa, sorti en salles en France avec un joli succès d’estime à la clé. La première partie sera accessible de 15h30 à 19h30, la deuxième de 20h à minuit. Une histoire très noire sur les conséquences du meurtre d’une enfant sur ses camarades d’école, témoins impuissants de son enlèvement.

La compétition de films inédits ne sera pas proposée au public en ligne, les organisateurs du festival espérant pouvoir programmer les films primés dans les salles nantaises dès que la situation le permettra. Ils seront alors soumis au vote des spectateurs. Les huit films seront départagés par un jury composé des réalisateurs Nabil Ayouch, Alain Gomis, Annemarie Jacir, Shahrbanoo Sadat et Marion Vernoux. Ils décerneront la Montgolfière d’or et la Montgolfière d’argent. L’événement de cette compétition est le marathon Les Travaux et les Jours, une plongée sur cinq saisons au sein d’une famille d’un village de montagne au sud de Kyoto, au Japon, étalée sur huit heures de film ! 15 autres films hors-compétition seront également proposés dont trois issus de la sélection Cannes Classics 2020.

Les Travaux et les Jours

Les films de la compétition internationale :

  • Bedridden (Hevtriin hun) de Byamba Sakhya (Mongolie)
  • Bilesuvar de Elvin Adigozel (Azerbaidjan, France)
  • Las Ranas de Edgardo Castro (Argentine)
  • Les Travaux et les Jours (de Tayoko Shiojiri dans le bassin de Shiotani) de C.W. Winter et Anders Edström (Japon, Royaume Uni, Suède, USA)
  • Moving On (Nam-mae-ui Yeo-reum-bam) de Yoon Dan-bi (Corée du Sud)
  • Un jour sans lendemain (Yawm Bila Ghad) de Mohamed Soueid (Liban)
Days de Tsai Ming-liang

Les séances spéciales :

  • Antena da Raça de Paloma Rocha et Luís Abramo (Brésil)
  • Aswang de Alyx Ayn Arumpac (Philippines)
  • Days (Rizi) de Tsai Ming-liang (Taïwan)
  • Eyimofe (This is My Desire) de Arie Esiri et Chuko Esiri (Nigeria)
  • Goodbye Mister Wong de Kiyé Simon Luang (Laos)
  • Love Poem (Qing Shi) de Wang Xiaozhen (Chine)
  • Makongo de Elvis Sabin Ngaïbino (République centrafricaine)
  • Night Shot (Visión Nocturna) de Carolina Moscoso Chili)
  • Residue de Merawi Gerima (USA)
  • The Shepherdess and the Seven Songs (Laila Aur Satt Geet) de Pushpendra Singh (Inde)
  • Un printemps à Hong Kong (Suk Suk) de Ray Yeung (Chine, Hong Kong)
  • Verde de Alfonso Morgan-Terrero (République dominicaine)

Cannes Classics 2020

  • Bayan ko (Bayan ko: Kapit sa patalim) de Lino Brocka (Philippines, 1984)
  • The Wasps Are Here (Bambaru Avith) de Dharmasena Pathiraja (Sri Lanka, 1978)

L’agenda des films en ligne :

Vendredi 20 novembre • 20h > 0h

Au revoir l’été de Koji Fukada (Japon)

Samedi 21 novembre • 15h30 >19h30

  • Les Derniers jour d’une ville de Tamer El Saïd (Egypte)

Samedi 21 novembre • 20h > 0h

Dimanche 22 novembre • 14h >19h30

Dimanche 22 novembre • 20h > 0h

Les Bruits de Recife de Kleber Mendonça Filho (Brésil)

Lundi 23 novembre • 20h > 0h

Kaili Blues de Bi Gan (Chine)

Mardi 24 novembre • 20h > 0h

L’Étreinte du fleuve de Nicolás Rincón Gille (Colombie)

Mercredi 25 novembre • 20h > 0h

Comme un cheval fou de Gu Tao (Canada, Chine)

Jeudi 26 novembre • 20h > 0h

Mekong Stories de Phan Dang Di (Vietnam)

Vendredi 27 novembre • 20h > 0h

108 Cuchillo de palo de Renate Costa (Paraguay)

Samedi 28 novembre •14h >19h30

Makongo de Elvis Sabin Ngaïbino (Argentine)

Samedi 28 novembre • 20h > 0h

Eyimofe (This is my desire) de Arie et Chuko Esiri (Nigeria)

Dimanche 29 • 15h30 >19h30

Shokuzai I : Celles qui voulaient se souvenir de Kiyoshi Kurosawa (Japon)

Dimanche 29 • 20h > 0h

Shokuzai II : Celles qui voulaient oublier de Kiyoshi Kurosawa (Japon)



Critique film

A lire aussi

Laisser un commentaire