Les recours du camp Trump pour contester les résultats de la présidentielle ont presque tous été rejetés


Après la défaite électorale, la défaite juridique ? Donald Trump n’a cessé de multiplier les recours afin de contester les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre, qui a abouti à la victoire du tandem démocrate Joe Biden – Kamala Harris.

Si le locataire de la Maison-Blanche n’entend pas reconnaître la victoire de son adversaire, il a pourtant déjà essuyé plusieurs revers après ses recours visant à dénoncer, sans aucune preuve, de potentielles fraudes durant le scrutin.

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Pennsylvanie, Michigan, Nevada… Selon le média public américain NPR, quasiment tous les recours déposés par Donald Trump dans les Etats-clés de l’élection ont d’ores et déjà été écartés.

En Pennsylvanie, des recours gagnés mais non-décisifs

En Pennsylvanie, quelques recours du camp républicain ont remporté des victoires devant la justice. Néanmoins, aucune de ces victoires n’a une incidence significative sur les résultats du scrutin. Deux instances, à savoir un tribunal de Pennsylvanie et la Cour suprême, ont déterminé que les autorités locales devaient écarter quelques bulletins déposés dans certains cas après l’heure limite. Le fait que le secrétaire d’Etat local ait repoussé le délai pour décompter les votes a été jugé inconstitutionnel.

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Un autre juge a accepté que des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump assistent plus étroitement au décompte des voix. En revanche, la demande pour stopper le comptage des voix a été refusée.

« Cela n’a aucun effet sur le résultat de cette élection », assure à NPR le procureur général de Pennsylvanie Josh Shapiro.

Requêtes infondées dans le Michigan…

Double camouflet en revanche pour les pro-Trump à Détroit, dans le Michigan. Les soutiens du président sortant arguaient d’un supposé manque de transparence dans le décompte des voix. Un juge a rejeté la légitimité de la demande et refusé de retarder la certification des résultats. « Cette cour établit, face aux assertions faites par les plaignants, qu’il n’y a pas de preuve pour les étayer », a statué le juge Timothy Kenny.

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Une autre juge, Cynthia Stephens, n’a pas non plus donné raison au camp républicain. « Je n’ai aucune base pour conclure qu’il y a une probabilité substantielle de succès. […] Je ne suis pas convaincue non plus qu’il y ait une claire obligation légale au nom de quelqu’un qui est bien devant ce tribunal pour mettre en cause ce problème. »

Chou blanc en Géorgie et dans le Nevada

En Géorgie, l’affaire a été rapidement classée. Un recours avait été déposé dans cet Etat car l’équipe de campagne de Donald Trump considérait que des votes, arrivés après la fermeture des bureaux, avaient été comptabilisés. « La cour conclut qu’il n’y a aucune preuve que les votes mentionnés dans la requête soient arrivés après 19 heures le jour de l’élection, donc [aucune preuve] qui rende ces bulletins invalides », a statué le juge James F. Bass.

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De même, le recours de Donald Trump dans le Nevada a fait chou blanc. Des allégations d’irrégularités à Clark County avaient été rapportées par les soutiens de Donald Trump, sans qu’aucune preuve ne soit fournie. Ils mettaient en cause le fait qu’une machine soit utilisée pour vérifier les signatures. Le juge Andrew Gordon ne leur a pas donné raison. Dans ce même comté, les partisans du président sortant ont sollicité l’arrêt du décompte des votes par correspondance… sans succès.

En Arizona, un type de stylo à l’origine du recours

L’objet du litige en Arizona est un stylo-feutre de marque Sharpie. Les défenseurs de Donald Trump accusent les personnes au sein des bureaux de vote d’avoir fourni aux électeurs des stylos-feutres au lieu de stylos à bille pour remplir leur bulletin. Selon eux, ces bulletins remplis au feutre n’auraient pas été comptabilisés, ce qu’ont réfuté les autorités locales.

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Le recours a été rejeté et taxé de « désinformation » par Chris Krebs, le directeur de l’agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures du ministère de la Sécurité intérieure. « Ne promouvez pas la désinformation ! Arrêtez de diffuser les réclamations du Sharpiegate », a-t-il demandé.





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