Bridgestone « ferme le site » de Béthune, dans le Pas-de-Calais, qui emploie 863 personnes, déclare la ministre déléguée à l’Industrie



La direction de Bridgestone a « fermé la porte » à un plan de sauvetage de son usine de Béthune dans le Pas-de-Calais et « ferme le site » qui emploie 863 personnes, a déclaré jeudi 12 novembre la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

La ministre sortait d’une réunion à Béthune avec la direction de Bridgestone, des élus et les syndicats, pour faire le point sur le projet proposé par Bercy de sauvetage du site de production de pneumatiques.

« Bridgestone a fermé la porte, Bridgestone quitte le site de Béthune », « le scénario qui visait à maintenir une activité de production de pneus pilotée par Bridgestone a été refermé », a-t-elle déclaré. « Mais nous serons là aux côtés des salariés pour trouver les meilleures solutions », a assuré la ministre. « Nous allons nous battre pour que ce site reste industriel », a-t-elle ajouté, évoquant comme piste une production dans la région de batteries électriques.

Le site de Béthune doit être fermé pour « sauvegarder la compétitivité » de Bridgestone en Europe mais des projets « bien définis » ont été identifiées pour le site, a indiqué de son côté le fabricant de pneus. « La recherche d’un repreneur au sein du secteur du pneu en partenariat avec Business France et la recherche d’activités hors pneus, ont permis l’identification de 10 opportunités dont 4 projets déjà bien définis », a précisé le groupe dans un communiqué de presse.

Pour sauver l’unité, dont le géant japonais du pneumatiques avait brutalement annoncé mi-septembre la fermeture courant 2021, le gouvernement avait proposé un plan prévoyant une continuation de l’activité avec le maintien, selon l’intersyndicale, de « 525 à 555 emplois » sur les 863 du site.

« Le bras de fer continue », a déclaré le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. « La ministre l’a dit, l’avenir sur ce site ne s’écrira pas avec Bridgestone et d’une certaine façon, vu leur attitude ces dernières années, ces derniers mois, il y a quand même plus personne qui leur fait confiance. »

La ministre de l’Industrie s’était déjà rendue à Béthune le 6 novembre, et indiqué aux salariés que l’État était prêt à prendre sa part au financement de l’investissement d’une centaine de millions d’euros nécessaire au projet. Il visait à équiper l’usine afin d’y produire à l’horizon 2025 1,3 million de pneus par an, de qualité supérieure à ceux de petit calibre actuellement manufacturés à Béthune.



FranceTVinfo

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