l’épidémie s’intensifie dans les prisons, chez les surveillants comme les détenus



Le nombre de cas de Covid-19 est en nette augmentation dans les prisons, chez les détenus comme chez les agents, a appris franceinfo auprès de l’administration pénitentiaire. Les établissements ont renforcé leurs mesures sanitaires, même si le dispositif est moins contraignant qu’au printemps dernier.

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La semaine dernière, 182 détenus ont été testés positifs en France, soit 11 cas de plus que la semaine précédente. Sur la même semaine, 451 surveillants pénitentiaires ont été testés positifs, contre 431 la semaine précédente et 287 deux semaines auparavant. Ces hausses sont notamment liées à la montée en puissance du dépistage dans les prisons, estime l’administration pénitentiaire.

En parallèle, les mesures sanitaires ont été renforcées au sein des établissements pénitentiaires. Depuis le 30 octobre, les détenus doivent porter un masque dès la sortie de leur cellule, y compris lors des promenades. Cette mesure, déjà en vigueur dans les zones d’alerte renforcée ou maximale, vient d’être généralisée à tout le territoire.

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Le ministère de la Justice incite par ailleurs les juridictions à privilégier les jugements par visioconférence, afin de limiter les extractions de cellules. S’ils doivent se déplacer, les détenus sont confinés 14 jours à leur retour en prison. Les escortes ont été réorganisées afin de mobiliser moins d’agents.

À la différence du premier confinement, les parloirs sont autorisés, les unités de vie familiale restent en revanche fermées. Autre changement par rapport au printemps, le transfert du linge n’est plus limité. Les familles peuvent récupérer le linge sale d’un détenu et rendre du linge propre, mais ce dernier reste 24 heures dans une pièce isolée avant d’être distribué.

Le travail pénitentiaire est quant à lui maintenu, notamment dans les ateliers de fabrication de masques lavables pour le stock national, même si la production a baissé depuis l’été. Les offices religieux collectifs sont en revanche annulés, mais les détenus peuvent demander à voir un aumônier individuellement. Les aumôneries de France ont aussi mis en place un numéro vert. Un crédit de téléphone de 30 euros a d’ailleurs été offert à chaque détenu.



francetvinfo

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