La Bourse de Paris monte de 2,44%, spectatrice enjouée du duel Trump-Biden


La Bourse de Paris a clôturé en forte hausse de 2,44% mardi, abordant d’un bon oeil la journée d’élection américaine pour laquelle le candidat démocrate Joe Biden est favori malgré une avance serrée dans plusieurs Etats clés.

L’indice parisien CAC 40 a avancé de 114,47 points à 4.805,61 points. Il s’agit de la deuxième séance de suite où le CAC 40 prend plus de 2%, après son pire plongeon en cinq mois lors de la semaine précédente, de plus de 6%.

A Wall Street à la mi-séance, vers 17H50 (16H50 GMT), l’indice Dow Jones gagnait 2,47%, le Nasdaq 2,14% et l’indice élargi S&P 500 2,30%.

Aura-t-on un vainqueur à l’issue du vote dans la nuit de mardi à mercredi ? Donald Trump peut-il de nouveau créer la surprise ? Acceptera-t-il la défaite ?

A quelques heures de l’issue du scrutin, ces incertitudes n’ont pas empêché les investisseurs, traditionnellement très réfractaires au doute, d’aller de l’avant.

« On a tellement évoqué tous les scénarios possibles et imaginables à cette élection qu’il est peu probable qu’on soit aussi surpris qu’en 2016 » lorsque M. Trump avait créé la surprise face à Hillary Clinton, observe JJ Kinahan, responsable de la stratégie marchés chez TD Ameritrade aux Etats-Unis.

Pour Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque, « le marché mise sur une victoire de Biden et une vague bleue », la couleur démocrate.

Le candidat de 77 ans a notamment promis un plan de relance massif pour aider les entreprises et les ménages américains à faire face à la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.

La séance de mercredi pourrait en revanche être davantage agitée selon lui.

« Si Biden gagne on pourrait assister à des prises de bénéfices, si c’est Trump à un phénomène d’aversion au risque », anticipe-t-il, précisant que la future composition des deux chambres du Congrès, autre enjeu de taille de l’élection, sera à surveiller de très près.

La volatilité des marchés se maintient pour l’heure à des niveaux élevés mais loin du pic annuel connu lors de la première vague du Covid-19 en mars.

BNP Paribas a grimpé de 6,12% à 33,03 euros après la publication de ses résultats laissant apparaître au troisième trimestre un bénéfice net de 1,89 milliard d’euros, en baisse de 2,3% sur un an malgré un contexte économique et sanitaire incertain.

Dans son sillage, Société Générale a aussi progressé de 5,44% à 12,78 euros et Crédit Agricole de 4,35% à 7,29 euros. Ces trois banques avaient déjà enregistré des gains importants lundi.

ArcelorMittal (+2,25% à 12,25 euros), Renault (+6,77% à 22,96 euros) ou Safran (+5,90% à 96,94 euros) ont profité du regain d’intérêt pour les valeurs cycliques, dépendantes de l’activité économique.



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