Biden dénonce des supporters de Trump qui auraient chahuté un de ses bus de campagne


Biden condamne, Trump jubile. Les deux adversaires dans la course à la Maison-Blanche ont réagi dimanche 1er novembre après le harcèlement présumé d’un car de campagne du candidat démocrate par des supporters du républicain. Le FBI a ouvert une enquête.

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Une vidéo postée sur Twitter montre plusieurs camions parés de drapeaux pro-Trump en train d’encercler et ralentir un car Biden/Harris. Des responsables démocrates ont assuré qu’il transportait la candidate au Congrès Wendy Davis, qui a dû interrompre son trajet et annuler deux événements et une conférence de presse, par « mesure de sécurité ».

Loin de s’en émouvoir, Donald Trump a lui-même relayé la vidéo samedi soir, en commentant : « J’AIME LE TEXAS ! »

« On n’a jamais vu une telle chose – en tout cas on n’a jamais eu un président qui pense que c’est une bonne chose », a dit de son côté Joe Biden à ses partisans à Philadelphie.

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L’ex-vice-président a évoqué une vidéo de Donald Trump Jr., un des fils du président, qui exhortait les soutiens de son père à « continuer », et aller saluer les deux candidats du ticket démocrate de la même manière que ce qui s’est passé au Texas. « Chers amis, nous ne sommes pas comme ça. Nous sommes bien meilleurs que ça », a dit Joe Biden.

Le bureau du FBI de San Antonio a confirmé à l’AFP dimanche qu’il enquêtait sur l’incident du car, sans autre précision. Aucune blessure n’a été signalée, mais on ignore si des participants étaient armés.

Ponts bloqués à New York

Lors d’un meeting dans le Michigan, le président a estimé que les protestataires du Texas avaient essayé de « protéger » le car démocrate : « Vous voyez comment nos troupes, vous savez, ont essayé de protéger ce car hier », a dit le républicain.

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« Ces patriotes n’ont rien fait de mal », a-t-il insisté dimanche sur Twitter. « A la place, le FBI et la justice devraient enquêter sur les terroristes, les anarchistes et les agitateurs antifas, qui traînent partout en brûlant nos villes dirigées par les démocrates et en blessant notre peuple ! », a-t-il ajouté.

Des messages sur Twitter ont aussi rapporté des embouteillages a priori causés par des conducteurs pro-Trump sur une autoroute du New Jersey, et sur deux ponts de New York. Dans ces vidéos, les ponts sont remplis de voitures couvertes de drapeaux pro-Trump.

Dans un climat de crainte de violences à l’approche de l’élection de mardi, des responsables démocrates du comté de Floyd, en Géorgie, ont déclaré dimanche qu’ils annulaient un événement de campagne après avoir appris qu’une « importante présence de milice était attendue » en raison du rassemblement prévu par Donald Trump en soirée dans la ville de Rome, dans cet Etat.

LA PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE EN 4 DATES

3 novembre Depuis 1845, l’élection présidentielle américaine se déroule le mardi suivant le premier lundi de novembre. Ce 3 novembre, les électeurs se rendent aux urnes, mais ils ne désignent pas directement le chef de l’exécutif : ils votent dans chaque Etat pour des grands électeurs (538 au total), auxquels il reviendra ensuite d’élire le président et le vice-président. Outre la bataille pour la Maison-Blanche, les Américains vont renouveler lors de l’« election day » les deux chambres du Congrès, en désignant l’intégralité de la Chambre des Représentants (435 sièges) et le tiers du Sénat (33 sur 100). Onze Etats, dont le Missouri et l’Utah, en profitent aussi pour élire leur gouverneur. Certains citoyens américains, enfin, choisiront des élus locaux, le maire à Phoenix et à Portland par exemple, et d’autres se prononceront lors de référendums sur divers sujets, comme les impôts et le logement en Californie ou la réintroduction de loups dans le Colorado.

14 décembre Les 538 grands électeurs, qui constituent le collège électoral, se réunissent pour désigner officiellement le ticket gagnant. Pour être élu, il faut obtenir la majorité absolue (270 voix).

6 janvier 2021 Après le décompte officiel des votes, le Congrès annonce solennellement le nom du prochain locataire de la Maison-Blanche.

20 janvier 2021 Cérémonie d’investiture.





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