la Fédération des artisans fleuristes demandent à rester ouverts pour « préserver l’ensemble de la filière végétale française »


« Les petits commerçants, les petites entreprises ne sont pas des pestiférées », fustige Florent Moreau, président de la Fédération française des artisans fleuristes, invité de franceinfo dimanche 1er novembre, dernier jour où les fleuristes bénéficient de la dérogation d’ouverture pour la fête de la Toussaint malgré le nouveau confinement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. 

>> Suivez les dernières informations sur l’épidémie de Covid-19 dans notre direct

Les fleuristes craignent une nouvelle fermeture. Une réunion doit avoir lieu dimanche à Matignon avec les représentants des commerçants. « On est tout à fait en mesure de recevoir du public en toute sécurité, comme sait le faire la grande distribution et la jardinerie, affirme Florent Moreau. On va demander dès aujourd’hui auprès du Premier ministre la réouverture complète des fleuristes dès mardi matin. »

Il s’agit pour Florent Moreau de « préserver aussi l’ensemble de la filière végétale française qui est en amont des fleuristes : les producteurs, les grossistes et les fournisseurs. Si l’ensemble de la filière ne fonctionne pas correctement, c’est tout un équilibre qui est aujourd’hui fragilisé. »

Même si les fleuristes peuvent techniquement rester ouverts s’ils font de la vente en ligne avec des précommandes, comme lors de la deuxième moitié du premier confinement, ce n’est pas suffisant pour Florent Moreau : « Les chiffres nous rapportent aujourd’hui que les fleuristes à cette période ont réalisé entre 25 et 30% de leur chiffre d’affaires habituel, ce qui reste quand même marginal. » Mais pour lui, « il vaut mieux faire 25 à 30% que zéro ». D’autant que « tous les fleuristes ne sont pas équipés » d’outils de vente en ligne, et que c’est « un produit qui est extrêmement visuel », explique-t-il.

Le client fait souvent un achat d’impulsion. Il voit, il observe, il sent. Après, sur un écran, c’est possible mais ça reste quand même un frein à l’achat.

Florent Moreau, Fédération française des artisans fleuristes

à franceinfo

Le président de la Fédération française des artisans fleuristes espère que le gouvernement va changer d’avis rapidement : « Pour nous, il y a urgence. On sait aujourd’hui que 15% des fleuristes ont fermé leurs portes depuis début mars, ce qui est considérable. Un deuxième confinement sera catastrophique pour la profession. »



FranceTVinfo

A lire aussi

Laisser un commentaire