Maradona, source d'émotions et d'inspiration



  • Diego Maradona fête ses 60 ans le 30 octobre 2020 : #Maradona60
  • Certaines actions et certains buts de l’Argentin sont des œuvres d’art
  • Le génie albiceleste a lui-même inspiré de nombreux artistes

Si pour la plupart de ceux qui le pratiquent, le football est avant tout un sport, certains ont réussi à l’élever au rang d’art. Voir Diego Maradona balle au pied pourrait ainsi être comparé à visiter une exposition d’un grand peintre, assister à un chef d’ouvre à l’opéra, ou se plonger dans un classique de la littérature.

Impossible de se lasser de voir et revoir les œuvres d’art de l’ancien meneur de jeu argentin. Pour certains artistes, elles ont même été une source d’inspiration. À l’occasion de son 60ème anniversaire, FIFA.com se penche sur quelques-unes des créations artistiques nées de l’admiration de leur créateur pour El Pibe de Oro.

Diego en chansons

Les hommages à Maradona en chansons sont légions, sur tous les continents et dans tous les styles. Certains sont devenus de véritables hymnes, connus et repris par les admirateurs de l’Argentin dans le monde entier. Le meilleur exemple est sans doute La Mano de Dios, composé par le chanteur argentin de cuarteto, Rodrigo Bueno « El Potro », racontant la vie de son idole, des terrains de fortune de son quartier jusqu’au toit du monde, avec l’aide en chemin de « la main de Dieu »…

Le rock argentin a mis Maradona à l’honneur avec Los Piojos (Maradó), Fito Páez (Y dale alegría a mi corazón), ou Andrés Calamaro (Maradona), Mano Negra en a fait de même dans le rock français (Santa Maradona), avant que son chanteur Manu Chao, en solo, ne crée La vida tómbola. Pour leur part, Claudio Gabis et Charly García l’ont chanté version blues (Maradona Blues), et Los Cafres ont Capitán Pelusa dans leur répertoire de reggae.

Diego à l’écran

La vie de Maradona étant souvent comparée à un film, avec un scénario imprévisible et de multiples retournements de situation, il était logique que l’actuel entraîneur de Gimnasia La Plata inspire de nombreux films.

Parmi les plus connus, citons Maradona by Kusturica, du réalisateur serbe Emir Kusturica, un documentaire sur la vie d’El Diez, tentant de représenter l’homme qui se cache derrière l’icône et sa représentation populaire, ou Diego Maradona, de l’Anglais Asif Kapadia, autre documentaire essentiellement centré sur la période napolitaine de Maradona, et présenté au Festival de Cannes en 2019. « J’ai été fasciné par son parcours. Partout où il est allé, il y a eu des moments de brillance et de drame incroyables. C’était un leader, emmenant ses équipes au sommet, mais qui a aussi connu de nombreux creux dans sa carrière. Il était toujours le petit gars qui se battait contre le système … et il était prêt à tout, à utiliser toute sa ruse et son intelligence pour gagner », décrit le réalisateur britannique.

L’amour et la fascination qu’exerce Maradona a aussi été immortalisée à l’écran dans de nombreux autres films, dont Maradona, La Mano de Dios (Marco Risi, 2007), El Camino de San Diego (Carlos Sorin, 2006), ou Amando a Maradona (Javier Vasquez, 2005).

Diego Maradona and Emir Kusturica

Diego sur les planches

Le monde du théâtre a également vu de nombreuses œuvres dédiées au maestro albiceleste. La plus marquante est sans doute Cerf-volant cosmique, le match du siècle, tirant son nom de l’expression utilisée par Victor Hugo Moralès lorsqu’il a commenté en direct le but fantastique inscrit contre l’Angleterre en quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Mexique 1986. Cette comédie se déroule dans un appartement de Buenos Aires, où trois supporters suivent le match de leur sélection à la télévision, moment choisi par femme de l’un d’eux pour annoncer qu’elle a eu une liaison avec les deux autres. Mais l’événement le plus important de la vie des protagonistes n’est pas cette révélation, mais plutôt ce que décrit Moralès sur le petit écran « Une action mémorable, de tous les temps, cerf-volant cosmique, de quelle planète viens-tu pour laisser sur le chemin autant d’Anglais ? »

À l’image de cette scène, tous les Argentins se souviennent sans doute précisément d’où et avec qui ils étaient ce 22 juin 1986, et pour chacun d’eux, rien n’était plus important que les paroles du commentateur uruguayen…

Diego sur les murs et dans la pierre

S’il est plutôt logique de trouver des représentations de leur idole dans les rues de Buenos Aires et de Naples, où les supporters de Boca Juniors et du Napoli l’ont élevé au rang de légende, voire de divinité, la passion que Maradona déchaîne est telle, qu’il est impossible d’établir une liste de tous les monuments érigés ou peints à sa gloire.

Ainsi, en 2017, la ville de Kolkata, en Inde, a vu une statue de l’Argentin inaugurée par Maradona lui-même. L’année suivante, pour son 58ème anniversaire, c’est la capitale argentine qui a offert à son enfant chéri une statue en bronze. Celle-ci, située près du stade d’Argentinos Juniors où il a débuté sa carrière, représente le champion du monde 1986 en action face à l’Angleterre lors du quart de finale qui a été le point d’orgue de sa carrière.

Quant aux fresques murales, elles fleurissent régulièrement aux quatre coins du monde. La plus marquante est – logiquement – celle réalisée par l’artiste napolitain Jorit Agoch à l’occasion du 30ème anniversaire du premier championnat d’Italie remporté par les Partenopei en 1987. Celle-ci s’affiche sur l’extrémité d’un immeuble du quartier de San Giovanni Teduccio.

Street art showing ex Napoli player Diego Maradona in the city of Naples

Diego partout et tout le temps

Des livres, des chansons, des films, des tableaux, des tatouages, des prénoms d’enfants, des noms de stades et même une église à sa gloire : Diego Maradona et sa légende sont une source d’inspiration permanente.

 Diego Maradona of Argentina poses for a portrait 



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