Sarkozy, Villepin et les autres… Le business de nos « ex » avec l’étranger


Commençons par le plus connu d’entre eux, Nicolas Sarkozy, qui inaugurait, le 8 mars dernier, le restaurant ouvert à l’enseigne du Fouquet’s à Abu Dhabi. Pour la photo, l’ancien président de la République pose au côté de Dominique Desseigne, propriétaire du Fouquet’s et président du groupe Barrière, dont il est administrateur. Depuis qu’il a quitté la vie politique active, Nicolas Sarkozy siège en effet au conseil de trois grands groupes, Barrière, Accor, Lagardère, qui ont en commun d’avoir des actionnaires qataris importants.

A-t-il été placé là en remerciement de son soutien passé aux ambitions de l’Emirat, que ce soit pour la loi fiscale avantageuse envers les résidents qataris adoptée en 2008 ou pour l’obtention de la Coupe du Monde de Football en 2022 ? Nicolas Sarkozy est-il le représentant, au sein de ces groupes, des intérêts du Qatar ou de la France alors que, membre de droit du Conseil constitutionnel (où il ne siège cependant pas), il a plusieurs fois représenté Emmanuel Macron dans des cérémonies officielles, que ce soit lors de l’intronisation de l’empereur du Japon ou les obsèques du sultan d’Oman ?

L’ex-président Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie d’intronisation de l’empereur Naruhito, en octobre 2019. (KOJI SASAHARA/AFP)

« A bien y regarder, écrit le journaliste Clément Fayol, qui étudie depuis près de dix ans les réseaux étrangers en France, et publie chez Plon un livre riche en révélations, “Ces Français au service de l’étranger”, l’essentiel des activités

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