comment limiter la casse économique


Affichette sur la devanture d’un magasin fermé à cause du Covid-19 à Lille (Nord). Photo d’illustration. (THIERRY THOREL / MAXPPP / MAXPPP)

Tout le monde a en tête les effets du premier confinement. Un confinement très strict de trois mois. Treize semaines qui, outre le lourd bilan humain avec le nombre de victimes du virus, auront fait chuter la consommation, entraîné un repli de la croissance de près de 14% au deuxième trimestre, sans compter les douze millions et demi de salariés placés en chômage partiel. La France ne peut pas se permettre un nouvel épisode de ce genre.

Là encore il est utile de tirer les leçons. Tout d’abord la fermeture complète des écoles. Nous avons vu entre mars et juin la désorganisation qu’elle a entraînée pour les parents contraints par leur activité professionnelle. Le gouvernement peut-il renouveler l’expérience ? Probablement pas. Autre biais : le télétravail. Nous nous sommes aperçus pendant trois mois que beaucoup d’entreprises pouvaient tourner sans trop de difficultés avec des salariés à distances. Une enquête que vient de publier le ministère du Travail (DARES, services statistiques) montre que fin septembre 70% des employés étaient de retour sur leur site, 12% étaient toujours en télétravail. Il y a donc clairement une marge de manœuvre de ce côté.

Les entreprises sont toujours tenues à bout de bras par les centaines de milliards d’euros débloqués par la force publique. Mais l’effet blast, l’onde de choc, du premier confinement ne s’est pas encore fait sentir en totalité. Pour l’instant, on ne constate pas de faillites en masse. Les tribunaux de commerce ne font pas état de liquidations judiciaires plus que d’habitude. C’est le calme avant la tempête. Dans la nuit de lundi à mardi 27 octobre, les députés ont voté la partie dépenses du projet de loi de finances 2021 (dont les 22 milliards du plan de relance pour l’année). Ce budget semble déjà obsolète.



FranceTVinfo

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