Juré, craché, Manuel Valls assure qu’il ne fera pas de come-back politique en France


Manuel Valls est-il en passe de faire son retour politique en France ? Omniprésent, au moins sur le plan médiatique, toute la semaine depuis l’attentat de Conflans, les spéculations vont bon train du côté des journaux espagnols qui annoncent même qu’il s’apprêterait à quitter son mandat à Barcelone.

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Plusieurs journaux, à l’instar de « Cronica Global » ou d’« El Confidencial », ont rapporté que Manuel Valls préparerait en effet son retour en France et quitterait son siège de conseiller municipal à Barcelone après les élections catalanes qui doivent se tenir le 14 février.

Pour accréditer cette hypothèse, nos confrères espagnols évoquent des discussions qui seraient menées en coulisses, selon des sources municipales interrogées par « El Confidencial ». Oscar Benitez, présent sur sa liste lors des élections en mai, serait pressenti pour lui succéder en tant que conseiller municipal, au cas où Manuel Valls laisserait sa place vacante.

Des tractations démenties par l’entourage d’Oscar Benitez qui déplore des tentatives visant à « diviser le mouvement de Manuel Valls qui fait très mal aux indépendantistes catalans », d’après les propos recueillis par « Equinox Magazine ».

« Je n’aspire à aucun poste en France »

Face à cette confusion, Manuel Valls a dégainé son portable pour retweeter un article de « La Vanguardia » dans lequel il a démenti toute volonté de revenir à la vie politique française. « La France est ma patrie et mon engagement à Barcelone se poursuit », a-t-il tweeté.

L’ancien Premier ministre l’affirme donc : il reste engagé, du moins dans l’immédiat, dans l’opposition à la mairie de la capitale catalane. Sans pour autant oublier de garder un œil sur ce qu’il se passe en France. « La Vanguardia » résume ainsi la posture de Manuel Valls : il a « un pied à Paris, l’autre à Barcelone ».

« En politique, on ne peut jamais être catégorique sur le futur, mais aujourd’hui mon engagement à Barcelone reste constant », a-t-il assuré à « La Vanguardia ». « Je n’aspire à aucun poste en France, mais à donner mon opinion, si. »

Mais pour l’avenir, et notamment l’horizon 2022, son entourage ne ferme aucune porte : « Il jouera un rôle très important dans la présidentielle d’ici deux ans », avancent des proches de Manuel Valls auprès de « Cronica Global ».

Manuel Valls n’a jamais « rompu avec la politique française »

Les rumeurs d’un retour en France, qui avait déjà été évoqué après sa défaite aux élections municipales de Barcelone, ont repris en raison de l’actualité.

« Mon obligation en tant qu’ancien Premier ministre est d’être présent quand des choses graves se passent en France, comme aujourd’hui », a-t-il justifié auprès de « La Vanguardia ». Déjà en mars, Manuel Valls avait affirmé « ne pas avoir rompu avec la politique française ».

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L’ancien ministre avait envoyé des signaux qui pouvaient laisser présager un retour politique en France. Déjà élu conseiller à la mairie de Barcelone, Manuel Valls n’avait pas fermé la porte à une possible entrée dans le gouvernement français lors d’un remaniement. « Je n’exclus rien et ne sais pas de quoi sera fait l’avenir », avait-t-il déclaré. « Je considère qu’à 57 ans je ne suis pas totalement terminé. »

A l’époque président des députés LREM, Gilles Le Gendre, dans une note qui avait fuité en juin, avait même envisagé une arrivée de Manuel Valls au ministère des Affaires étrangères.





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