INFO OBS. Marlène Schiappa annonce la création « d’une unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux »


Dans l’attentat de Conflans, tout démarre d’une vidéo d’un parent d’élève – dont la fille n’avait pas assisté au cours de Samuel Paty – qui a pris beaucoup d’ampleur et est arrivée jusqu’au terroriste. Comment contrer ce type de messages, qui ne tombent pas aujourd’hui sous le coup de la loi ?

Je ne rentrerai évidemment pas dans les détails de l’enquête. Mais, de façon générale, les islamistes sur la toile ne s’affichent jamais comme tels. Ils ne mettent pas dans leur bio Twitter : « Je veux renverser la République et imposer la charia. » C’est plus subtil, cela passe par des forums, des messageries cryptées, où ils plantent des graines. C’est d’abord un appel à harceler, puis on donne l’adresse d’un homme à lyncher, puis le nom… En 2018, nous avions déjà fait voter une loi contre les « raids numériques » et le harcèlement en meute sur la Toile. Avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, nous travaillons désormais à un délit de mise en danger de la vie d’autrui sur internet pour ceux qui publieraient des données privées – adresse, numéro de téléphone… C’est ce qui s’est passé par exemple contre Zineb El Rhazoui [ancienne journaliste de « Charlie Hebdo » menacée de mort, NDLR].

Samuel Paty, victime de l’engrenage de la haine

Au-delà de ce délit, comment répondre à ces contre-discours et parfois ces contre-vérités qui circulent massivement sur internet ?

On voit se développer des discours d’islamistes sur la Toile, de victimisation

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nouvelobs

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