Comment Borat a piégé l’ancien maire de New York et avocat de Donald Trump


C’est un retour qui fait grand bruit. Le film « Borat 2 », dont le personnage éponyme est campé par l’humoriste britannique Sacha Baron Cohen, est disponible depuis ce vendredi 23 octobre sur Amazon Prime.

Plusieurs séquences ont déjà fait parler d’elles, à commencer par celle où apparaît Rudy Giulani, ancien maire de New York et avocat de Donald Trump, dans une fâcheuse posture.

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Filmé la main dans le pantalon

Sous les traits de Borat, reporter kazakh fictif, l’humoriste a piégé Rudy Giulani. L’actrice Maria Balakova, qui campe le rôle de la fille de Borat, s’est présentée comme une journaliste d’un média conservateur qui désirait l’interviewer sur la gestion de la crise sanitaire par la Maison-Blanche. A l’issue de l’entretien, qui se déroule dans un hôtel, l’actrice propose de prendre un verre dans la chambre truffée de caméras, précise « The Guardian ».

Maria Balakova retire le micro de l’homme de 76 ans. La vidéo montre ensuite Rudy Giulani en train de s’allonger sur le lit, la chemise déboutonnée et introduisant une main dans son pantalon. Borat entre alors dans la pièce en s’exclamant : « Elle a 15 ans. Elle est trop vieille pour vous. »

Une « complète fabrication »

Rudy Giulani avait indiqué en juillet dernier avoir été victime d’une fausse « interview ». Il s’est défendu mercredi 21 octobre sur Twitter de toute mauvaise intention, accusant la vidéo de Borat d’être « fabriquée ». « Je remettais ma chemise dans mon pantalon après avoir retiré le matériel d’enregistrement », écrit-il.

« A aucun moment avant, pendant ou après l’interview je n’ai eu un comportement déplacé. Si Sacha Baron Cohen sous-entend le contraire, il ment éhontément », insiste Rudy Giuliani dans son tweet.

Il avait précédemment déclaré au « New York Post » qu’il croyait répondre à des questions sur la gestion de la pandémie par le gouvernement de Donald Trump et qu’il ne s’était pas rendu compte immédiatement « qu’il devait s’agir de Sacha Baron Cohen ».

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« J’ai pensé à tous les gens qu’il avait bernés avant moi et j’ai été fier de moi parce qu’il ne m’a pas eu », a-t-il assuré au journal.

Borat enfonce le clou

Borat ne s’est pas arrêté là. Ce vendredi, il a publié sur Twitter une « déclaration officielle » où il prend la parole pour « défendre » Rudy Giulani.

« Je suis ici pour défendre le maire de l’Amérique, Rudolph Giuliani. Ce qui n’était qu’une rencontre sexuelle entre un homme consentant et ma fille de 15 ans a été transformé en quelque chose de dégoûtant à cause des médias fake news. Je vous préviens : si quelqu’un d’autre fait cela, Rudolph n’hésitera pas à contacter ses avocats et dégainer ses assignations en justice », explique-t-il dans la vidéo, avec son humour corrosif.

Comme le premier film, « Borat 2 » a été tourné comme un faux documentaire cet été, alors que les mesures de confinement s’assouplissaient aux Etats-Unis, par Sacha Baron Cohen et son équipe pour mieux piéger personnalités politiques et anonymes avec son personnage de reporter arriéré et indélicat.





nouvelobs

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