Adecco lance le CDI apprenant pour combattre la crise



Même en temps de crise économique, les pénuries d’emplois persistent. Selon Adecco, le numéro de l’intérim en France, il y aurait actuellement quelque 400 000 postes non pourvus (dont 200.000 à temps plein). Pour trouver une solution à ce paradoxe hexagonal, cette firme vient de lancer un nouveau type de contrat : le CDI apprenant. « C’est un outil puissant pour créer des passerelles entre les secteurs les plus touchés par la crise et les entreprises qui recrutent, explique Alexandre Viros, Président France du groupe. Il est à la fois une réponse aux besoins des entreprises qui recherchent de la flexibilité et une solution pour les candidats qui souhaitent sécuriser leur parcours professionnel. »

Ce nouveau dispositif s’appuie sur le socle juridique du CDI intérimaire créé en 2014 par les grands dirigeants du secteur intérimaires, lassés d’être pris pour des pourvoyeurs de job précaires. Le principe est le même : un mix de la flexibilité de l’intérim et de la sécurité du contrat à durée indéterminée. Après un démarrage poussif, le CDI intérimaire a séduit de plus en plus de personnes à partir de 2016.

17 métiers en tension identifiés

Concrètement, la firme souhaite recruter d’ici à fin 2021, 15 000 personnes en CDI apprenant dans 17 métiers en tension (aide-soignant, des conducteurs de ligne de fabrication, conducteur d’engin de chantier, chargé de clientèle banque assurance, maçon couvreur) identifiés grâce à son outil digital maison, Adecco Analytics, créé en 2016. En moulinant 300 millions de données liées à l’emploi, cette solution big data permet de produire une vision fine des besoins en main-d’œuvre et en compétences dans chaque bassin d’emploi pour matcher l’offre et la demande.

Pour faire décoller son nouveau contrat, les équipes du groupe sont chargées de repérer les futurs candidats, soit dans leur vivier d’intérimaires, soit de sélectionner des postulants déposant un CV. « La grande innovation de ce programme est de proposer une formation dès le jour 1 du contrat, explique Florence Oumerretane qui pilote la mise en place du dispositif au sein du groupe Adecco. Bien sûr le coût de la formation est pris en charge par Adecco. » Avec ce dispositif, le groupe parie sur la transférabilité des compétences d’un métier à un autre. Par exemple, une caissière de supermarché, dont le métier est menacé à terme par la robotisation, pourrait devenir chauffeur de bus. « Aujourd’hui un conducteur doit gérer les gens qu’il transporte, leur frustration quand il y a des retards… poursuit Florence Oumerretane. Or une caissière doit aussi répondre aux attentes des clients. Avec une formation adaptée et l’obtention du permis de conduire, une reconversion professionnelle peut tout à fait s’envisager. »

De multiples projets dans la formation

Le numéro un de l’intérim poursuit son incursion dans la formation professionnelle. Suite à la loi avenir professionnel, votée fin 2018 et qui a levé les freins à l’apprentissage en France, Adecco a ouvert deux centres de formation des apprentis (CFA) aux métiers du recrutement l’un à Lyon et l’autre à Paris. L’idée : former ses futurs collaborateurs aux nouveaux enjeux du marché du travail. Les méthodes de recrutement ont besoin d’évoluer, notamment pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre, détaille Frédérique Plasson, ex-directrice générale emploi et formation du groupe, devenue récemment directeur général des opérations d’Adecco France. Regarder le seul CV pour embaucher est dépassé. Il faut détecter les compétences transférables d’un métier à un autre. Dans la même veine, Adecco s’est associé avec Accor, Korian et Sodexo, pour lancer un CFA aux métiers de la cuisine et de la restauration. Enfin, le mastodonte de l’intérim avait créé en 2016 une grande école de l’alternance, une structure qui a déjà accueilli plus de 12 000 candidats et propose des formations dans 17 filières en tension (BTP, transport…).
L’investissement en matière de formation a été multiplié par 3 en 3 ans. En 2020, Le Groupe Adecco aura investi près de 130 millions d’euros pour la formation de ses collaborateurs permanents et intérimaires.

Même en temps de crise économique, les pénuries d’emplois persistent. Selon Adecco, le numéro de l’intérim en France, il y aurait actuellement quelque 400 000 postes non pourvus (dont 200.000 à temps plein). Pour trouver une solution à ce paradoxe hexagonal, cette firme vient de lancer un nouveau type de contrat : le CDI apprenant. « C’est un outil puissant pour créer des passerelles entre les secteurs les plus touchés par la crise et les entreprises qui recrutent, explique Alexandre Viros, Président France du groupe. Il est à la fois une réponse aux besoins des entreprises qui recherchent de la flexibilité et une solution pour les candidats qui souhaitent sécuriser leur parcours professionnel. »

Ce nouveau dispositif s’appuie sur le socle juridique du CDI intérimaire créé en 2014 par les grands dirigeants du secteur intérimaires, lassés d’être pris pour des pourvoyeurs de job précaires. Le principe est le même : un mix de la flexibilité de l’intérim et de la sécurité du contrat à durée indéterminée. Après un démarrage poussif, le CDI intérimaire a séduit de plus en plus de personnes à partir de 2016.

17 métiers en tension identifiés

Concrètement, la firme souhaite recruter d’ici à fin 2021



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