La mort de Samuel Paty sera-t-elle un « tournant » pour la gauche ? Faure, Jadot, Mélenchon, Benbassa… nous répondent



La gauche a ses rituels. La manifestation en a toujours fait partie. Alors ils n’ont pas été étonnés de se retrouver tous ensemble, place de la République, pour rendre un dernier hommage à Samuel Paty, dimanche 18 octobre. Ils ont été ministres de l’Education, profs, enfants de profs, leurs enfants sont dans l’école publique. Bref, pour celles et ceux qui dirigent la gauche, l’école est fait partie de l’écosystème. Se retrouver aux côtés des profs fut un réflexe. « Qu’un enseignant de l’école de la République soit assassiné pour ce qu’il a dit en classe, pour la gauche, c’est un choc » témoigne la sénatrice Laurence Rossignol, ancienne ministre de la Famille.

Benoît Hamon a été quelques mois ministre de l’Education nationale. Il est venu à la manifestation en compagnie d’Ali Rabeh, le nouveau maire de Trappes. Et lui qui ne les a pas vus depuis des années (il a quitté le PS à l’été 2017 et s’est retiré de la vie politique après les européennes en mai 2019) est allé saluer François Hollande et Bernard Cazeneuve dans le carré de tête de ce rassemblement statique. Il a discuté avec tout le monde. Tous les dirigeants de la gauche et des écologistes étaient là. Chacun avec son histoire. Chacun avec son passé. Ceux qui ont manifesté le 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, comme ceux qui ont refusé de le faire. Cette fois-ci, ils étaient unis face à l’islamisme, ensemble pour la liberté d’expression et le soutien aux profs. Même si les traces qu’a laissées cette ancienne manif org

Pour lire les 88 % restants,
testez l’offre à 1€ sans engagement.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire