Après l’attentat de Conflans, Castex veut créer un nouveau délit de « mise en danger » sur internet


Alors que les réseaux sociaux, notamment, sont pointés du doigt après l’assassinat de Samuel Paty, qui avait été visé dans une vidéo diffusée sur Facebook quelques jours avant sa mort, le Premier ministre Jean Castex s’est dit favorable à la création d’un « délit de mise en danger d’autrui par la publication de données personnelles ».

Pourquoi l’anonymat en ligne n’a rien à voir avec le terrible assassinat de Samuel Paty

« Nous ne pouvons plus nous résoudre à assister passivement au déchaînement de la haine sur les réseaux sociaux », a affirmé le Premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement, ce mardi 20 octobre, en saluant la loi – censurée par les « Sages » – contre la haine en ligne portée par la députée LREM Laetitia Avia au printemps, qui selon lui mettait « les plateformes devant leur responsabilité de diffuseur ».

« La censure du Conseil constitutionnel doit nous amener à reprendre ce sujet sous une autre forme, qui devra créer un délit de mise en danger d’autrui par la publication de données personnelles », a-t-il ajouté, estimant que « c’est bien parce qu’il a été désigné par les réseaux sociaux que Samuel Paty a été assassiné ».

Renfort des services chargés de surveiller l’islamisme radical en ligne

Jean Castex a par ailleurs annoncé l’affectation « sans délai » de renforts aux services chargés de surveiller sur les réseaux sociaux l’islamisme radical.

Attentat de Conflans : le banal itinéraire d’un terroriste sans histoire

Mardi, dans un communiqué, des enseignants du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où enseignait Samuel Paty, ont exprimé leur « vive inquiétude face à l’impact des réseaux sociaux » après l’assassinat de leur collègue.





nouvelobs

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