Pécresse réclame des « cellules police-justice » à disposition des enseignants et élèves


Le présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a demandé dimanche la création de « cellules police-justice » pour qu’enseignants et élèves puissent faire des « signalements » en cas de menace, après la décapitation d’un professeur dans les Yvelines.

Samuel Paty a été décapité vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, un « attentat islamiste caractérisé » dénoncé par Emmanuel Macron.

Selon Valérie Pécresse (ex-LR), « il va falloir frapper très vite, très fort, il va falloir assurer la protection de nos enseignants ». Et « ce n’est pas l’Education nationale qui arrivera à le faire, c’est la police et la justice », a-t-elle déclaré à Europe 1, Cnews et Les Echos.Professeur décapité à Conflans : «Cette histoire de caricatures agitait tout le monde ici »

« C’est pour cela que je demande une celule police-justice de signalement » pour « nos enseignants, dès qu’ils font l’objet de menaces, de pressions de la part des élèves ou de leur famille », a-t-elle poursuivi.

Journée consacrée à la liberté d’expression le 2 novembre ?

Ces cellules devraient aussi être à la disposition des élèves, a précisé la présidente du conseil régional d’Ile-de-France, rappelant le cas de Mila, adolescente harcelée pour avoir critiqué l’islam sur les réseaux sociaux.

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Il s’agit d’« éviter le pas de vague », a-t-elle souligné en référence au mouvement des professeurs qui s’estiment lâchés par leur hiérarchie lors d’incidents liés à l’islam.

Le Premier ministre Jean Castex a indiqué dans le JDD travailler à « une stratégie de riposte encore plus ferme, plus rapide et plus efficace quand un enseignant subit des menaces ».

Au-delà, Valérie Pécresse juge qu’« il faut faire reculer l’islamisme, aujourd’hui il est dans nos écoles ». « Il faut assumer des principes très forts » et dès la rentrée « le lundi 2 novembre, il devrait y avoir une journée pédagogique entièrement consacrée à la liberté d’expression dans chaque classe », pour pouvoir « parler du droit de caricaturer et montrer des caricatures ».

Fermer les mosquées qui ne « condamnent pas clairement »

En outre, « on doit interdire toute association qui se réclame de l’islam et qui ne condamnerait pas publiquement ce crime abject » commis vendredi, prône la présidente de région. De même « on doit fermer toute mosquée qui ne condamnerait pas clairement » cette décapitation.

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La responsable de droite renvoie dos à dos extrême droite et extrême gauche sur ces questions. « Le Rassemblement national serait plus crédible (…) si à chaque fois qu’on propose une solution (ses représentants) ne votaient pas contre », affirme Valérie Pécresse. Quant à LFI, ses élus ont « attaqué la charte de la laïcité au conseil régional », a pointé l’ancienne ministre.

Le président du groupe RN à la Région, Wallerand de Saint Just, s’en est pris ensuite sur Twitter à Valérie Pécresse: elle « prétend faussement que nous ne votons pas ses propositions quand elle sont adéquates » et « reprend avec son projet de cellule d’écoute (pour les enseignants) un amendement » de son groupe « qu’elle avait refusé de façon sectaire », a-t-il affirmé.





nouvelobs

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