Wall Street termine en ordre dispersé, après trois séances de baisse



Wall Street a terminé en ordre dispersé vendredi après trois séances consécutives de baisse, le Dow Jones ayant été soutenu par des indicateurs américains positifs et l’espoir d’un plan de soutien économique américain, avant ou après l’élection présidentielle du 3 novembre.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a gagné 0,39% à 28.606,31 points.

Bien parti en séance, le Nasdaq, à forte coloration technologique, a fini par céder 0,36% à 11.671,55 points et l’indice élargi S&P 500 a grappillé 0,01% à 3.483,81 points.

Les investisseurs ont notamment salué de bonnes ventes au détail pour septembre et une amélioration de la confiance des consommateurs américains, au plus haut depuis le début de la pandémie.

Selon les données du département du Commerce publiées vendredi, les ventes au détail ont grimpé bien plus que prévu en septembre par rapport à août, enregistrant une hausse de 1,9% après un ralentissement au cours de l’été alors que les analystes misaient sur un progrès de 0,6%.

« Cela montre que les habitudes de dépenses des consommateurs n’ont pas changé malgré le fait que nous ayons un taux de chômage élevé », a estimé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

« C’est fort, fort, fort », s’est aussi réjoui Chris Low de FHN Financial indiquant que cela augurait d' »une augmentation du PIB de plus de 30% au 3e trimestre ».

L’indice de confiance des consommateurs publié par l’Université du Michigan s’est aussi amélioré à 81,2 points contre 80,4 en septembre, atteignant un plus haut niveau depuis le début de l’épidémie de Covid-19.

Les investisseurs s’accrochaient encore à l’espoir d’un nouveau plan de soutien à l’économie américaine même si les négociations piétinent.

« Le marché semble tenir. Il garde les espoirs, espère qu’à terme on obtiendra un plan de relance. Je pense toujours qu’il y a une possibilité que nous l’obtenions avant les élections, même si cela ne semble pas être le cas », a noté M. Cardillo.

Selon lui, « il serait politiquement logique que les deux parties élaborent un plan », d’autant plus qu’au rang des mauvaises nouvelles, la production industrielle a baissé de façon surprise en septembre à -0,6%, son premier repli depuis avril.

– Besoin d’une relance –

« C’est une indication qu’en septembre, l’économie a perdu de son élan, nous avons donc besoin d’une relance », a averti l’analyste de Spartan capital Securities.

Le Nasdaq a piqué du nez en fin de séance, entraîné par Apple, la plus grosse valorisation de Wall Street, qui a terminé en retrait de 1,40%. Microsoft est resté stable, Tesla a perdu 2,05% et Amazon presque 2%. « Rien de passionnant. Cela correspond à une rotation des actions allant des grandes capitalisations de la tech vers des titres qui jusqu’ici étaient moins en faveur », a commenté Art Hogan de National Holdings Corporation.

Le groupe américain de vélos d’appartement interactifs Peloton a vu son titre chuter de 3,74% après l’annonce d’un rappel de 27.000 machines.

Au rang des progressions, figurait Boeing (+1,89%) soutenu par les propos du patron du régulateur européen de l’aviation selon lesquels le 737 MAX, cloué au sol depuis plus d’un an et demi, pouvait a priori voler « en toute sécurité ».

Le laboratoire Pfizer a engrangé 3,83% après avoir annoncé qu’il demanderait une autorisation d’urgence pour son vaccin contre le Covid-19 auprès des autorités américaines lors de la troisième semaine de novembre.

Le secteur de la santé au sein du S&P avançait dans l’ensemble de 1,02%.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait légèrement à 0,7489% contre 0,7322% jeudi soir. L’administration Trump a annoncé un déficit abyssal de plus de 3.000 milliards de dollars pour l’exercice 2020 terminé en septembre, à cause des mesures économiques exceptionnelles face à la pandémie de coronavirus.



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