Marche des sans-papiers vers l’Elysée : « C’est Macron ou rien »


Pour eux, « c’est Macron ou rien ». Eux, ce sont les sans-papiers, collectifs et associations qui marchent depuis le 19 septembre dans toute la France, avec un but commun : se réunir devant les portes de l’Elysée, samedi 17 octobre. Ils espèrent être encore plus nombreux que le 20 juin, lors de l’acte 2 de la Marche des sans-papiers, où ils assurent avoir réuni des milliers de personnes dans les rues de la capitale.

Pour cet acte 3, ils visent plus haut, beaucoup plus haut. « On veut parler avec Emmanuel Macron », martèle Anzoumane Sissoko, porte-parole de la Coordination parisienne des sans-papiers (CSP 75). Lui-même ancien sans-papiers, il est devenu élu non encarté, dans le 18e arrondissement de Paris, à l’occasion des dernières municipales. Ce Malien d’origine est une des figures de proue du mouvement.

Tous les dimanches, Anzoumane Sissoko a pris l’habitude de se faire entendre. Place de la République, ou ailleurs. Dimanche 11 octobre, il motivait ainsi ses troupes entre Montmartre et Barbès. Une centaine de sans-papiers et membres de la CSP 75 scandaient les trois revendications que les marcheurs espèrent adresser directement au président de la République : « Régularisation des sans-papiers, fermeture des centres de rétention et logement pour tous. » Vêtus de tee-shirts floqués à l’effigie du mouvement ou de tenues africaines traditionnelles, les manifestants brandissaient le poing en signe de lutte.

« Ce serait de la provocation »

La veille, déjà, dans le 20e arrondissement

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nouvelobs

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