« C’est la République qui est attaquée », déclare Blanquer


L’attaque survenue vendredi après-midi à Conflans-Sainte-Honorine, lors de laquelle un enseignant a été décapité par un assaillant ensuite maîtrisé par la police, a provoqué de nombreuses réactions politiques, et notamment sur Twitter.

« C’est la République qui est attaquée » avec « l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs », a estimé vendredi soir le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, sur Twitter, après qu’un professeur a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

« Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face », a ajouté le ministre.

« Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo : nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable », déclare Marine Le Pen, la présidente du RN, sur Twitter. « L’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons le chasser de notre pays ».

« Ignoble crime à Conflans ! En fait l’assassin se prend pour le dieu dont il se réclame », fait valoir Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis. « Il salit sa religion. Et il nous inflige à tous l’enfer de devoir vivre avec les meurtriers de son espèce. »

Dans une ambiance empreinte d’émotion, les députés se sont levés à l’Assemblée nationale pour « saluer la mémoire » de l’enseignant décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), et dénoncer un « abominable attentat ».

Très affecté, le président de séance Hugues Renson (LREM) a pris la parole juste avant l’interruption des débats à 20H00. « Nous avons appris avec effroi l’abominable attentat qui s’est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime. »

« Ça n’est pas ’un coup de folie’. Le terrorisme islamiste tue », lance Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines sur Twitter. « Le séparatisme islamiste doit être combattu sans relâche, sans jamais faiblir. La réponse pénale doit être maximale. »

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France : « La barbarie islamiste s’en est pris à un des symboles de notre République : l’école. Ces terroristes veulent nous faire taire, nous mettre à genoux. Qu’ils sachent que nous ne plierons pas : ils ne nous interdiront jamais de lire, écrire, dessiner, penser, enseigner. »

« Les mots sont dérisoires pour décrire la colère suite à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine », déclare Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR. « Tout comme le seront les bougies et les discours. Il faut faire vraiment la guerre contre le poison de l’islam radical. Il faut lui faire la guerre vraiment pour l’éradiquer enfin. »

Damien Abad, patron des députés LR fait valoire que « Nous avons atteint le paroxysme de la barbarie avec cet homme décapité à Conflans. Je pense à ses proches et à nos policiers présents. La lutte contre le terrorisme islamiste est un combat de tous les instants. Ce combat ne se gagnera pas par les mots mais par les actes. »

« L’attaque est en lien avec les caricatures de Mahomet : il ne faut plus céder un millimètre de mot, de geste, d’action, de concession, de répression au terrorisme islamique ! », lance Gilbert Collard, eurodéputé RN.

Raphaël Glucksmann, eurodéputé Parti socialiste européen assure : « Un professeur montre une caricature de Charlie en classe et se fait décapiter en pleine rue : l’horreur sans limite du fanatisme djihadiste. Le combat contre le terrorisme et l’idéologie intégriste qui le nourrit est l’affaire de toute la nation. Par-delà tous les clivages. »





nouvelobs

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