La Bourse de Paris continue de positiver à mi-séance (+0,44%)


La Bourse de Paris conservait un optimisme modéré jeudi à mi-séance (+0,44%), les investisseurs misant sur des mesures de soutien rapides et ciblées face aux risques liés à la pandémie à défaut d’un plan de relance global et immédiat aux Etats-Unis.

A 13H35 (11H35 GMT), l’indice CAC 40 gagnait 0,44% soit 21,33 points à 4.903,33 points. Les autres places européennes, comme celles de Francfort (+0,62%) et de Londres (+0,50%) préféraient elles aussi voir le verre à moitié plein.

Poursuivant la tendance de la veille, les contrats à terme à Wall Street s’affichaient en hausse de 0,61% sur l’indice Dow Jones, de 0,44% sur le S&P 500 et de 0,56% sur le Nasdaq.

« Les indices actions affichent des gains modestes sur fond de léger optimisme puisque le président Trump est intéressé par un concept de stimulus » pour soutenir l’activité de la première économie mondiale, commente David Madden, analyste de CMC Markets.

Quelques heures après avoir gelé mardi les discussions sur un plan de relance jusqu’à l’élection présidentielle du 3 novembre, Donald Trump a toutefois appelé le Congrès à voter rapidement une aide de 25 milliards de dollars pour les compagnies aériennes ainsi qu’un plan de 135 milliards de dollars pour les petites entreprises.

Les opérateurs de marché ont conscience que la conjoncture économique américaine pourrait se dégrader ces prochains mois. Les inscriptions hebdomadaires au chômage attendues dans l’après-midi pourraient influencer la tendance de la séance.

Aussi, nombre d’analystes prévoient que la volatilité des marchés progresse jusqu’au scrutin présidentiel à cause de l’incertitude politique et sanitaire.

« L’intérêt des investisseurs pour cette élection est avant tout lié à un vote rapide d’un plan de soutien, puis de relance de l’activité économique », affirment les stratégistes d’Aurel BGC.

« Quels que soient les résultats des élections, il y aura un plan de relance de l’activité économique. De ce point de vue, le pire scénario pour les marchés serait la multiplication des recours juridiques sur les résultats de ces élections et une guerre entre les deux parties, qui retarderaient ces mesures », estiment-ils.

En Europe, les autorités allemandes sont en alerte face à un risque de « propagation incontrôlée » du Covid-19 tandis que la France, l’Espagne et l’Italie misent sur des restrictions pour lutter contre la résurgence de l’épidémie.

« La Banque centrale européenne devra plus que jamais rester au chevet de l’économie afin d’assurer des conditions de financement favorables, ce que devrait confirmer le compte rendu de la réunion de politique monétaire du 10 septembre qui sera publié » dans la journée, indique Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

Sur le marché de la dette souveraine, les taux de rendement à 10 ans se détendaient de telle sorte que des points bas historiques ont été atteints pour la Grèce (0,865%) et l’Italie (0,762%).

AERIEN DISPERSE

Air France-KLM avait des ailes (+3,99% à 3,36 euros) tandis qu’Easyjet grappillait 0,69% à 527 pence, s’attendant à subir la première perte annuelle de son histoire lors de l’exercice 2019-2020 mais estimant que le quatrième trimestre sera moins mauvais que le troisième.

LA CONSTRUCTION GRIMPE

Les valeurs de la construction profitaient d’un indicateur montrant que les prix immobiliers ont atteint un plus haut en 18 mois au Royaume-Uni en septembre, grâce à un rattrapage des transactions retardées par la pandémie et au souhait de certains Britanniques de changer de résidence après le confinement. Le constructeur Persimmon prenait 0,19% à 2.620,00 pence et Taylor Wimpey 3,65% à 120,55 pence.

Les spécialistes des centres commerciaux Klépierre et Unibail-Rodamco-Westfield avaient aussi le vent en poupe, en hausse respectivement de 4,39% à 12,62 euros et de 5,93% à 33,41 euros.



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