Richarlison : "France, Belgique et Pays-Bas seront nos plus grands rivaux"



  • Richarlison évoque son ambition d’être titulaire lors de Qatar 2022
  • Le Brésilien se confie sur son poste préféré et les objectifs d’Everton cette saison
  • Il cite également les principaux adversaires du Brésil en Coupe du Monde

L’extraordinaire reprise de volée de James Rodriguez contre l’Uruguay, en 2014, avait marqué les esprits des 74 000 personnes présentes ce jour-là au Maracanã. Dans la salle commune du petit club amateur qu’il fréquentait à l’époque, un jeune homme de 17 ans n’a pas perdu une miette du spectacle.

Six ans plus tard, Richarlison est le coéquipier de l’ancien lauréat du Prix Puskás de la FIFA et il n’a qu’une idée en tête : imiter l’exploit du milieu de terrain colombien en Coupe du Monde de la FIFA™. S’il y parvient, le Brésilien a d’ores et déjà mis au point une célébration particulière.

Au micro de FIFA.com, l’attaquant de 23 ans évoque cette « danse du pigeon », son rêve d’être titulaire au Qatar en 2022, son poste favori, Neymar, Rodriguez et Dominic Calvert-Lewin ou encore les objectifs d’Everton cette saison.

Richarlison, quels souvenirs gardez-vous de la Coupe du Monde ?

J’étais très jeune mais je me souviens encore de la Coupe du Monde 2002. Je revois le but de Ronaldo. Rivaldo avait laissé passer le ballon entre ses jambes et Ronaldo l’avait contrôlé, avant de l’expédier directement dans la lucarne. Je crois que je m’en souviendrai toute ma vie. Je n’ai pas raté une seule édition. Bien entendu, la Coupe du Monde 2014 au Brésil a une place à part dans mon cœur. J’ai vu pratiquement tous les matches. J’aurais aimé me rendre au stade, mais j’étais encore très jeune. J’ai donc dû me contenter de suivre les rencontres sur la télévision du club dans lequel je jouais. Je me rappelle surtout de quelques buts somptueux. La tête de Robin van Persie, le but d’Arjen Robben contre l’Espagne, la volée de James Rodriguez… J’étais ravi de pouvoir suivre une Coupe du Monde qui avait lieu chez moi. C’était vraiment un beau tournoi.

Vous avez mentionné James Rodriguez, qui est désormais votre coéquipier à Everton. Comment le jugez-vous ?

J’ai déjà réalisé de nombreux rêves. Jouer avec James Rodriguez était l’un d’eux. C’est un joueur à part. Il est à la baguette en équipe de Colombie et sa carte de visite fait rêver : Real Madrid, Bayern Munich, Porto… Il serait titulaire dans n’importe quelle équipe de Premier League. Je regarde beaucoup de matches et, franchement, je ne vois pas qui pourrait se passer d’un joueur comme lui. Il a très vite trouvé ses marques avec nous. J’espère qu’il va continuer sur sa lancée et nous aider à atteindre nos objectifs.

En parlant de rêves, aimeriez-vous disputer un jour une Coupe du Monde ?

Évidemment ! Ça me trotte dans la tête depuis très longtemps. tous les enfants brésiliens y pensent. J’adore la Coupe du Monde. C’est un tournoi fabuleux. Pendant un mois, toute la planète vit au rythme du ballon. Comme tout amoureux du Brésil et du football en général, je n’ai pas raté une seule édition. J’espère être du voyage en 2022, mais la Selaçao a encore beaucoup à faire pour valider son ticket. Il va falloir négocier des qualifications qui s’annoncent difficiles. Sur le plan personnel, je compte faire le maximum pour débuter la Coupe du Monde en tant que titulaire. Je sais qu’il me reste des choses à apprendre, mais le travail ne me fait pas peur.

Quels étaient vos autres rêves ?

Depuis que je suis tout petit, je voulais absolument évoluer un jour en Seleçao. J’aurais tout donné pour avoir la chance d’être sur le terrain avec des joueurs comme Neymar ou Coutinho. J’ai aussi beaucoup d’admiration pour Gabriel Jesus. Nous avons pratiquement le même âge. Quand j’étais en sélection de jeunes, il était déjà considéré comme une valeur sûre car il était titulaire dans son club. Je l’ai toujours vu comme un exemple à suivre.

Pourquoi estimez-vous que les qualifications sud-américaines sont si difficiles ?

Face au Brésil, la plupart des joueurs jouent le match de leur vie. Tout le monde veut nous battre. Pour nous, ce n’est pas évident à gérer, d’autant qu’il y a beaucoup de très bonnes équipes en Amérique du Sud. Le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay ne disposent plus de la même marge de manœuvre qu’autrefois. Plusieurs pays visent ouvertement la qualification. Il suffit de voir les performances de la Colombie, du Chili, du Paraguay et de l’Équateur ces dernières années pour s’en convaincre.

Verra-t-on votre « danse du pigeon » au Qatar ?

Je suis obligé : c’est ma marque de fabrique ! Pour tout dire, je m’y vois déjà. Ça plaît aux supporters, surtout aux enfants. Je l’ai déjà faite en Seleçao avec Neymar, je la fais régulièrement en club et j’ai bien l’intention de marquer beaucoup de buts et de danser souvent pendant la Coupe du Monde 2022.

À propos de Neymar, comment jugez-vous son niveau actuel ?

Sur cette année, je dirais que Neymar et Lewandowski peuvent prétendre au titre de meilleur joueur du monde. J’espère vraiment voir Neymar devenir un jour Joueur de la FIFA. Il est plus déterminé que jamais. Je sais qu’il a très envie de gagner la Coupe du Monde et qu’il va tout faire pour offrir ce trophée au Brésil en 2022.

Qui seront les principaux adversaires du Brésil au Qatar ?

La France, la Belgique et les Pays-Bas. Mais la Coupe du Monde est une compétition impitoyable : il suffit de passer à côté d’un match pour être éliminé. On ne peut pas se permettre le moindre écart. On l’a vu en Russie. Nous avons pris deux buts contre la Belgique et nous avons fait nos valises. Nous essayons toujours de progresser et de nous améliorer, afin d’aborder la phase finale dans les meilleures conditions et de limiter les risques.

Selon vous, quel est votre meilleur poste ?

À Everton, Carlo Ancelotti nous fait jouer en 4-4-2. Je suis donc souvent avant-centre. J’ai dit à l’entraîneur que c’est un poste que j’apprécie. Je l’avais déjà occupé à mes débuts, à l’America Mineiro. C’est là que je suis le plus à l’aise. Quand je me retrouve sur l’aile gauche, c’est généralement parce qu’il y a un blessé. Bien entendu, je donne toujours le maximum, quelle que soit ma position, mais si on me laisse le choix, je préfère évoluer en pointe. J’ai dit la même chose au Professeur Tite, mais c’est à lui et à Ancelotti que revient la décision. L’essentiel pour moi, c’est d’être présent sur le terrain afin de pouvoir aider l’équipe.

Quel genre d’entraîneur est Carlo Ancelotti ?

Il a gagné tous les titres possibles et imaginables. Beaucoup d’entraîneurs l’admirent. Tite a travaillé avec lui au Real Madrid. J’ai énormément de chance d’évoluer sous les ordres de deux des meilleurs techniciens. J’ai le sentiment d’avoir nettement progressé à Everton. C’est normal car il a beaucoup de choses à m’apprendre. Il s’applique aussi à créer une ambiance de travail très positive.

Dominic Calvert-Lewin a également progressé au contact d’Ancelotti. Quel est son potentiel ?

Il est sur une trajectoire impressionnante. C’est devenu un attaquant très complet. Quand je suis arrivé à Everton, il était très loin du niveau qui est le sien aujourd’hui. Il faut dire qu’il travaille énormément. Il passe du temps chaque jour à la salle de sport et il insiste beaucoup sur la finition à l’entraînement. Grâce à Ancelotti, il va encore s’améliorer. En tout cas, il a très bien débuté la saison. Il aurait tout à fait sa place en équipe d’Angleterre. Ça ne doit pas être très agréable de l’avoir au marquage, d’autant qu’il possède une excellente détente verticale, à l’image de Cristiano Ronaldo.

Quelles sont vos ambitions cette saison ?

Nous voulons gagner une coupe. Les supporters sont très investis dans le club et ils attendent un titre depuis bien trop longtemps. Avec Ancelotti sur le banc et grâce à un recrutement de qualité, je pense que nous pouvons gagner une coupe et nous mêler à la lutte pour une place en Ligue des champions. En Angleterre, ce n’est pas facile car il y a six équipes qui dominent traditionnellement la compétition. Heureusement, nous sommes bien mieux armés que la saison dernière. Nous avons dû gérer pas mal de blessures mais, cette fois, nous avons obtenu des renforts aux postes-clés. Nous sommes partis sur les chapeaux de roues et Ancelotti est là pour nous aider à ne pas perdre de vue l’essentiel. Je crois vraiment que nous pouvons nous qualifier pour la Ligue des champions.

Quels sont les aspects de la vie en Angleterre qui vous plaisent le plus ?

Le football ! Je dis toujours à mes amis que je ne veux pas partir tout de suite car c’est ici qu’on joue le meilleur football. Il y a des choses difficiles : le climat n’a rien à voir avec ce que j’ai connu au Brésil et les gens ne sont pas aussi spontanés, mais le football est génial.

Quels sont vos loisirs en dehors du terrain ?

Je joue beaucoup aux jeux vidéo. Je regarde aussi souvent la télévision. J’adore les films de guerre. En ce moment, je regarde la série The Last Kingdom et je me régale !



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