La journaliste du « Canard enchaîné » Dominique Simonnot nommée contrôleuse générale des prisons


Chroniqueuse judiciaire du « Canard enchaîné », Dominique Simonnot a été nommée ce lundi 5 octobre par Emmanuel Macron au poste de Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, chargée de défendre les droits des détenus, a annoncé l’Elysée.

Le poste était vacant depuis le départ à la mi-juillet d’Adeline Hazan, qui a occupé pendant six ans la direction de cette autorité administrative indépendante.

Chargée du respect des droits fondamentaux des détenus

Le contrôleur général des prisons (CGLPL) est chargé de veiller au respect des droits fondamentaux dans les lieux de privation de liberté. Il peut notamment être saisi par des détenus ou leurs proches.

« Les Contrôleurs de l’ombre », entre les murs

Dominique Simonnot, dont le « projet de nomination » doit encore être validé par l’Assemblée nationale et le Sénat, est âgée de 68 ans. Elle a été journaliste au quotidien « Libération » avant de rejoindre l’hebdomadaire satirique en 2006 où elle publie chaque semaine une chronique judiciaire intitulée « Coups de barre », en suivant en particulier les audiences de comparution immédiate. Elle a publié plusieurs livres sur la justice.

Avant de devenir journaliste, elle avait travaillé au sein de l’administration pénitentiaire comme éducatrice.

Des centaines de visites de prisons

« Le Canard enchaîné » a récemment révélé qu’une conversation téléphonique entre Dominique Simonnot et un magistrat avait été écoutée et retranscrite en 2014 dans le cadre de l’affaire dite « Paul Bismuth », visant Nicolas Sarkozy et son avocat pour des soupçons de corruption d’un haut-magistrat, Gilbert Azibert. Le procès de cette affaire est prévu à Paris à partir du 23 novembre.

Sous le mandat d’Adeline Hazan, la CGLPL a effectué 900 visites d’établissements, dont 164 hôpitaux psychiatriques et 149 prisons.

« Il est nécessaire de faire sortir encore au moins 6 000 ou 7 000 détenus »

La vacance du poste depuis la mi-juillet avait suscité des critiques dans le milieu judiciaire et politique.

L’Elysée précise que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont été « saisis du projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution ».





nouvelobs

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