la communauté gay se moque du message des suprémacistes blancs sur Twitter



En utilisant le mot-dièse #ProudBoys, la communauté LGBT+ a « trollé » ce groupuscule d’extrême droite en postant des images d’hommes en train de s’embrasser. 

Les « Proud Boys », groupuscule d’extrême droite récemment placé au cœur de l’actualité américaine par le président Donald Trump, était de nouveau tendance lundi 5 octobre sur Twitter. Une partie de la communauté LGBT+ a décidé de parasiter leur message politique en détournant ce hashtag avec des images d’hommes en train de s’embrasser.

Carlos G. Smith, premier élu issu de la communauté LGBTQ à siéger à la Chambre des représentants de Floride, a ainsi publié une série de photos le montrant en compagnie de son partenaire, proclamant « vos deux #Proudboys préférés se tiennent prêts à VOTER ! ».

L’élu explique dans son message avoir joint sa voix à celles de « milliers d’hommes gays sur les réseaux sociaux pour reprendre [le hashtag] #ProudBoys aux suprémacistes blancs et aux néonazis racistes. Remplaçons ce hashtag avec des images d’amour, de positivité et de vraie FIERTE! ».

Lors d’un débat avec Joe Biden, son adversaire dans l’élection présidentielle, Donald Trump avait la semaine dernière été appelé par le modérateur à condamner explicitement les suprémacistes blancs, dont beaucoup le soutiennent. Mais le locataire de la Maison Blanche avait esquivé la question et préféré appeler les Proud Boys, groupuscule nationaliste prônant la supériorité de la race blanche fondé en 2016 et dont les membres sont fréquemment armés lors de leurs rassemblement, à « reculer et à se tenir prêts ».

En réaction, George Takei, mythique « Monsieur Sulu » de la série Star Trek et icône de la communauté gay aux Etats-Unis, a lancé l’idée sur Twitter de détourner le message et le nom des Proud Boys. « Et si les gays prenaient des photos d’eux en train de s’embrasser ou en train de faire des choses très gays, et les publiaient avec #ProudBoys. Je parie que ça les dérangerait pas mal », a-t-il écrit.

Ses quelque 3 millions d’abonnés ne l’ont pas déçu et ont inondé les réseaux sociaux de photos avec le fameux hashtag, y compris des stars de la télé ou des membres des forces armées canadiennes. Enrique Tarrio, leader des Proud Boys, a assuré à la chaîne CNN que cette campagne ne gênait pas son organisation. « Ce n’est pas une insulte. Nous ne sommes pas homophobes », a-t-il dit.





francetvinfo

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