Entre Mélenchon et « Charlie », tout n’est pas pardonné


C’est une bataille à coups de tweets vengeurs, d’éditos et de caricatures. Tout commence à la fin août, quand « Valeurs actuelles » grime la députée de La France insoumise (LFI) Danièle Obono en esclave. Dans le concert unanime des réactions indignées, la voix de Jean-Luc Mélenchon dissone. Le chef des « insoumis » compare l’hebdo de droite dure à « Charlie Hebdo » et à « Marianne », coupables selon lui d’un « harcèlement nauséabond » à l’encontre de l’élue.

Stupeur dans les rangs de LFI. « J’étais sur le cul », raconte une figure du mouvement. « Faut arrêter les conneries ! “Charlie” n’est pas “Valeurs” », conteste l’eurodéputé Emmanuel Maurel, ex-socialiste devenu un allié. Stupeur aussi à la rédaction bunkérisée de l’hebdo satirique. Dans un édito, dès le lendemain, le rédacteur en chef, Gérard Biard, déplore un « amalgame répugnant » et presse Mélenchon de « changer de fournisseur ». Le conflit ne fait que commencer.

Deux numéros plus tard, « Charlie » affiche à sa une Mélenchon flanqué d’Edwy Plenel et de Tariq Ramadan, écouvillons dans le nez, avec cette question : « Plutôt Charlie ou Kouachi ? On attend les résultats ! » Manière de le renvoyer dans le camp de ceux supposés complaisants avec l’islamisme.

16 septembre 2020

Dans « la Provence », Mélenchon rend les coups : « Qu’ai-je à voir avec Tarik Ramadan ou les intégristes religieux ? Ce Charli

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