les bombardements s’intensifient dans la capitale



Dimanche 4 octobre au matin, les rues de Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh, étaient désertes. Dans le centre-ville, un supermarché a été détruit samedi 3 octobre par une frappe des forces ennemies de l’Azerbaïdjan. Un voisin explique à France 2 que l’attaque visait une station électrique toute proche. « Nous allons les vaincre, nous ne sommes que 120 000, eux sont des millions mais croyez-moi…« . L’homme n’a pas le temps de finir sa phrase : une nouvelle frappe a atterri à quelques centaines de mètres. 

Les rares civils encore dehors se réfugient dans les caves. À l’intérieur, des hommes et des femmes sont terrés depuis maintenant huit jours. Bougies, café pour tenir le coup… une impressionnante solidarité se met en place. « On ne dort pas, on est terrorisés, on reste assis là, il fait froid, on n’a pas d’électricité, pas d’eau, pas de toilettes« , déplore une femme. Toutes les femmes présentes ont des maris, des frères, des fils sur le front, là où s’affrontent chrétiens arméniens et azerbaïdjanais musulmans. Malgré la peur, personne, pendant les longues heures que l’équipe de France 2 a passées à leurs côtés dans un abri, n’a émis l’idée de renoncer à cette terre du Haut-Karabakh. 

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