Le procès du système Dassault



Les faits ne sont pas si anciens, ils ont dix ans, et il y a pourtant plus de morts que de vivants dans ce dossier. Serge Dassault bien sûr. Présenté au cours des investigations comme le principal organisateur de ce système sophistiqué fait de dons, de prêts, de versement de cash à ceux qui « tenaient les quartiers » contre des victoires électorales, est décédé en 2018. Un autre maillon de la chaîne, Gérard Limat, son comptable, a disparu lui aussi l’année dernière. De l’autre côté du système, chez les jeunes des cités chargés de répartir l’argent dans les quartiers, il manque Mounir Labidi. En cavale. Même son avocat n’a pas pu le joindre pour obtenir un mandat. Il n’est donc même pas représenté.

Dans le box, il n’y a donc qu’un seul prévenu, Younes Bounouara, qui n’a pas pu fuir bien loin. Enfant de la Cité des Tarterêts, il est incarcéré à Réau depuis sa condamnation à quinze ans de prison en 2016 pour la tentative de meurtre trois ans plus tôt sur Fatah Hou, autre jeune des Tarterêts qui avait dénoncé le « système Dassault. »

Le système Dassault à Corbeil-Essonnes aura bien droit à son procès

Accusations « infondées »

Coté mairie, ils sont quatre sur le banc des prévenus. Ils comparaissent pour recel d’achats de vote, dépassement illicite du plafond de dépenses électorales ou encore financement illicite de campagne… Et font tous mine, ou presque, de ne pas comprendre ce qu’ils font là.

« Tout cela est infondé », assène Jean-Pierre Bechter, voix autoritaire, grave, quand il est

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nouvelobs

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