les Parisiens rendent hommage à Jacques Chirac


« Repose en paix l’artiste ! (Irak 2003 = Sur les registres de condoléances disposés par la Mairie de Paris, les hommages se multiplient, comme vous pouvez le constater dans notre reportage vidéo ci-dessous :

Au lendemain de la mort de Jacques Chirac, des anonymes, Français mais aussi étrangers, prennent quelques minutes pour rendre un dernier hommage à l’ancien président de la République, ou simplement regarder les photos emblématiques de sa carrière défiler sur l’écran géant installé pour l’occasion. Quitte à arriver avec quelques minutes de retard au travail…

Au lendemain de la mort de Jacques Chirac, quatre registres de condoléances ont été installés sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Des personnes se recueillent devant les photos emblématiques de la carrière de l’ancien président.

Quelques jeunes actifs, davantage de retraités… En tout cas, tous ont une histoire avec Jacques Chirac. « Il a pris mon frère dans ses bras ! », raconte Marie-Françoise. « Il venait nous saluer à la protection civile de Paris, en toute simplicité », renchérit Michel, secouriste à la retraite.Chirac et la droite : ils se sont tant haïs

Monique, 72 ans, lui a « seulement » serré la main, lors de sa première campagne pour la Mairie de Paris. La septuagénaire est pourtant submergée par l’émotion.

« Pour lui, tout le monde était égal. Il n’y avait pas de pauvres, de riches, d’hommes politiques. Lorsqu’il vous regarde ou vous serre la main, à ce moment-là vous êtes seule pour lui. Et ces quelques secondes suffisent ».

Devant l’hôtel de Ville, les passants louent un président au contact facile, « ce qui manque un peu aujourd’hui ». Comme Bruno, un touriste belge, on se souvient d’un homme politique à la parole « parfois très cash, ce qui plaisait aux Français ». « Maintenant, il y a davantage de bling bling et de communication gérée de manière très professionnelle ».

Entre Chirac et Macron, il y a un monde

Un contraste qui en pousse beaucoup à qualifier Jacques Chirac d’homme « sincère ». Un contraste qui, aussi, enveloppait ce vendredi matin le parvis de l’Hôtel de Ville d’une ambiance un brin nostalgique. « C’est la fin d’une époque », acquiesce Laurence, secrétaire de mairie.





nouvelobs

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