Jacques Chirac a-t-il trahi de Gaulle ?


Cet article a été publié dans « l’Obs » le 16 février 2006.

Le gaullisme sans de Gaulle a maintenant dix-sept ans, au cours desquels il a connu pas mal d’avatars. Le dernier en date s’appelle Jacques Chirac. Qu’on s’en étonne ou non, le fondateur du RPR a rassemblé autour de lui et garde dans sa mouvance à peu près tous ceux qui peuvent revendiquer une authenticité gaullienne de haut rang et de haute époque – Messmer, Schumann, Chaban, Couve, Foccart, Debré… Rétive l’une, chaleureuse l’autre, ces adhésions sont autant de certificats. Mais qui n’appartient pas à cette famille politique est tenté de s’interroger sur la nature de ces liens et sur l’authenticité d’un système de références qui n’est pas sans influence sur la conjoncture politique […].

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Jacques Chirac est à coup sûr un gaulliste de volonté, un homme dont les décisions voudraient s’inspirer de cet aïeul exaltant, et dont les souffrances, gageons-le, sont vives quand les « circonstances » l’engagent à suivre des voies fort divergentes de celles tracées par le fondateur, qu’il s’agisse de l’attitude à l’égard des puissances d’argent, du rôle des partis dans la vie publique, de la stricte sanctuarisation de la défense nationale ou de la référence aux mots en « isme » – à commencer par le libéralisme. […] Avec ses ardeurs proclamées, son activisme effervescent, son intrépidité à répétition, son nationalisme flamboyant, son paternalisme militant, ses générosités peu calculées e

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