Chirac, éternel obstacle entre le FN et le pouvoir


Au moment où Jean-Marie Le Pen a appris le décès de Jacques Chirac, ce jeudi 26 septembre en fin de matinée, le fondateur du FN était chez lui, au lit, en train de se reposer. L’ancien finaliste de la présidentielle de 2002, averti par sa garde rapprochée, a murmuré :

« Voilà. Et moi aussi je suis allongé… Mais pas les deux pieds devant ».

Quelques minutes plus tard, le patriarche de 91 ans, a fait dicter à l’adresse des journalistes par son plus proche collaborateur, un communiqué de quelques mots ciselés : « Mort, même l’ennemi a droit au respect. » Une seule formule, quasi martiale, en point final à des décennies d’affrontements politiques entre l’ancien para et Jacques Chirac, partisan du « cordon sanitaire » autour de FN dès 1986. Enième provocation de Jean-Marie Le Pen ? Trait d’humour teinté de méchanceté à l’encontre de son rival ? « Il convient de retenir davantage la notion de ’respect’ que d’’ennemi’», insiste plutôt son entourage. D’ailleurs, le décès de l’ancien président aurait plongé le frontiste – qui ne s’exprimera qu’après la journée de deuil national prévue lundi – dans une « intime réflexion ». « Tous les deux ont fait l’Algérie, ils appartiennent à la même génération. Cela remue pas mal de choses », détaille-t-on auprès de « L’Obs ».

Notre dossier spécial consacré à Jacques Chirac

Par un curieux clin d’œil, même le véhicule gris garé devant le domicile du couple Le Pen à Rueil-Malmaison rappelle le président défunt, s’amuse ce même proche du Menhir :

« C’est l

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