Après avoir galvanisé les « Proud Boys », Trump appelle les milices d’extrême droite à « laisser la police faire son travail »


Donald Trump tente de sauver les meubles. Le président américain a tenté de se démarquer de ses propos ambigus sur les milices d’extrême droite alors que le démocrate Joe Biden a dénoncé mercredi 30 septembre une « honte nationale » après un premier débat présidentiel abrasif.

Pour Joe Biden, le comportement de Trump lors du débat est « une honte nationale »

Mardi soir, il avait donné une réponse trouble lorsqu’on lui a demandé de condamner les suprémacistes blancs : « Ok Proud Boys [un groupe nationaliste d’extrême droite], reculez et tenez-vous prêts (« stand back and stand by ») », a simplement dit le milliardaire.

Ravi par la réponse de Trump lors du débat, le groupe paramilitaire, fondé en 2016 et lié à plusieurs épisodes de violences contre des manifestants antiracistes, a immédiatement adopté le slogan, postant sur les réseaux sociaux un logo avec la mention « Stand Back, Stand By ».

Face au tollé, y compris au sein de son parti, le président républicain a tenté de clarifier sa position et appelé mercredi ces groupes parfois violents à « laisser la police faire son travail ».

« Je ne sais pas qui sont les “Proud Boys” »

Changement de ton, donc : « Je ne sais pas qui sont les Proud Boys », a balayé Donald Trump mercredi à la Maison-Blanche.

Sans ambages, Joe Biden avait plus tôt déclaré que le seul message possible aux suprémacistes blancs était « arrêtez tout ». « Peut-être que je ne devrais pas dire cela mais la façon dont le président des Etats-Unis s’est conduit, je trouve que c’est une honte nationale », a lancé, devant la presse, l’ancien vice-président de Barack Obama lors d’une étape de campagne à Alliance, dans l’Ohio.

Vous appelez cela un débat ? Le « shitshow » de Trump face à Biden

Revigoré au lendemain de ce premier débat chaotique, Joe Biden, 77 ans, est parti sillonner en train l’Ohio et la Pennsylvanie, terres industrielles où lui-même a ses racines et que Donald Trump avait remportées en 2016.

Comme pour tenter de définitivement tordre le cou à l’image de « Sleepy Joe » (« Joe l’endormi ») que tente de lui coller Donald Trump, 74 ans.

Un débat chaotique

Malgré les 90 minutes de désordre en direct devant des dizaines de millions d’Américains, le camp démocrate semble en effet rassuré par la prestation de son candidat qui, sans s’asseoir ni prendre de pause selon les règles de l’émission, a montré qu’il n’était pas le vieillard quasi sénile si souvent raillé par son rival.

Le président a, lui, fait un bilan rageur du débat sur Twitter, en décrivant son adversaire comme une menace pour le secteur énergétique, l’emploi, le droit au port d’armes et la « loi et l’ordre ». « Il détruira notre pays ! Votez maintenant USA », a-t-il écrit avant un meeting qui s’annonçait tempétueux le soir dans le Minnesota.





nouvelobs

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